© afap- Nouvel assassinat d'un anti-syrien
L'ancien chef du Parti communiste libanais, George Hawi, proche de l'opposition antisyrienne, a été tué mardi dans un attentat à la voiture piégée à Beyrouth, trois semaines après l'assassinat de la même manière du journaliste Samir Kassir. Cet attentat survient au lendemain des élections législatives qui ont donné la victoire à la coalition anti-syrienne regroupée autour du fils de l'ex-Premier ministre sunnite Rafic Hariri assassiné en février, Saad Hariri.
George Hawi est une figure importante de la gauche libanaise depuis les années 1970 et a dirigé le PC libanais de 1976 à 1992. Homme de dialogue, il était un proche ami du leader socialiste druze Kamal Joumblatt, assassiné en 1977. Il était également un des dirigeants du mouvement national (gauche) durant la guerre et un des fondateurs du "Front de la résistance nationale" qui avait combattu les forces d'occupation israéliennes entre 1982 et 1985.
Son assassinat a été largement condamné par la classe politique. "Il s'agit d'un nouvel épisode du complot qui vise l'unité du Liban depuis l'assassinat du martyr Rafic Hariri (...) Est-ce un hasard si ce crime qui vise un combattant national intervient quelques heures après la fin des élections tenues démocratiquement"? s'est interrogé le chef de l'Etat Emile Lahoud. "A chaque fois que l'Etat accompli une avancée, il y a des gens aux aguets qui envoie des messages sanglants", a déclaré le Premier ministre Nagib Miqati.
La Syrie, par la voix de son ministre de l'Information, Mahdi Dakhlallah, a également dénoncé cet assassinat, affirmant qu'il s'inscrit dans le cadre "des atteintes répétées contre le Liban commanditées par ses adversaires".
- Première réunion du Parlement le 28 juin
L'élection du président de la Chambre, de son adjoint, de deux secrétaires et de trois chefs de commissions aura lieu pendant cette première séance. Alors que le gouvernement, formé en avril pour mener à bien les législatives, est de facto démissionnaire selon la Constitution, le président Emile Lahoud a chargé mardi Nagib Miqati, l'actuel Premier ministre, d'expédier les affaires courantes. Il désignera le nouveau Premier ministre après des consultations parlementaires.
Selon Edmond Naïm, doyen d'âge des 128 députés, le Parlement tiendra une session extraordinaire après la formation du nouveau gouvernement pour examiner différentes questions, dont l'adoption d'une loi permettant de libérer le chef du parti chrétien des Forces Libanaises, Samir Geagea, emprisonné depuis 11 ans.
- Assassinat de Rafic Hariri : le chef de la garde présidentielle convoqué
La Commission d'enquête des Nations unies sur l'assassinat de l'ex-Premier ministre a convoqué le chef de la Garde présidentielle, le général Moustapha Hamdane, qui a été interrogé mardi. Il s'agit de la première annonce d'un interrogatoire d'un responsable libanais par la Commission, opérationnelle à Beyrouth depuis le 16 juin.
Le général Hamdane est le seul des six responsables accusés par l'opposition anti-syrienne dans l'assassinat de Rafic Hariri à être toujours en fonction. Les cinq autres, quatre responsables de services de sécurité et le procureur général de la République Adnane Addoum, avaient présenté leur démission ou avaient été écartés.
- Saad Hariri à l'Elysée
Le vainqueur des législatives a été reçu mardi matin pendant une heure par Jacques Chirac. "Ils ont discuté des changements survenus au Liban à la suite des élections législatives", a indiqué l'Elysée.
(photo afp-archives 2004 : Anwar Amro)
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