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- ILS S'INTERROGENT
Royaume-Uni. Référendum prévu au printemps 2006.
Abandon pur et simple du référendum britannique ou gel ? La différence est de taille. Le premier choix signifierait la fin pure et simple du projet de Constitution européenne. Le second permettrait dans un premier temps de continuer le processus de ratification, et éviterait à Tony Blair de passer pour le fossoyeur du Traité. La réponse devrait être connue lundi.
Selon les rumeurs, la solution "suspension temporaire" tient la corde. Mais face à une opinion hostile à laquelle il ne pourra pas imposer l'argument de l'isolement en cas de "no", le Premier ministre britannique choisira sûrement in fine de ne pas organiser la consultation.
Irlande. Référendum prévu au 1er semestre 2006.
Pour la première fois, le gouvernement irlandais a fait savoir vendredi qu'il se posait la question du maintien ou non du scrutin. Interrogé par l'Irish Times, Dermot Ahern, le ministre des Affaires étrangères, s'est montré évasif. "Je ne peux pas dire. Nous allons devoir attendre ce qui va sortir du sommet européen de la mi-juin". "On peut dire que ces événements sont plutôt cataclysmiques et il nous faut faire le point", a-t-il ajouté.
En 2001, les Irlandais avait rejeté le Traité de Nice à la surprise générale, avant de l'adopter tel quel un an après.
Portugal. Référendum prévu en octobre 2005.
Comme l'Irlande, le Portugal a fait savoir pour la première fois qu'il pourrait renoncer à son référendum. "Il se peut que les 25 pays, assis autour d'une même table, par consensus, sans que personne n'impose quoi que ce soit (...) puissent parvenir à la conclusion qu'il est préférable d'arrêter", a déclaré Diogo Freitas do Amaral, le ministre des Affaires étrangères.
- ILS MAINTIENNENT
Luxembourg. Référendum fixé au 10 juillet 2005.
C'est le prochain pays de l'UE à organiser une consultation populaire. La population grand-ducale est traditionnellement acquise à la cause de la construction européenne. Mais le non à la Constitution, ultra-minoritaire il y a encore quelques semaines, y a pris de la vigueur récemment, un sondage le plaçant fin mai à 41% contre seulement 24% en octobre 2004.
Le Premier ministre luxembourgeois et actuel président en exercice de l'UE, Jean-Claude Juncker, a réaffirmé vendredi qu'il démissionnerait si le non l'emportait.
Danemark. Référendum fixé au 27 septembre 2005.
Le gouvernement, ainsi que la majorité des Danois eux-mêmes, souhaitent le maintien du scrutin -seul le Parti du Peuple danois (extrême droite) exige son annulation. Mais l'opinion publique a clairement basculé pour le "non" après les refus français et néerlandais. Depuis jeudi, quatre enquêtes l'ont en effet placé en tête des intentions de vote : de 34% à 39,5% contre 30,8% à 38%. Environ 40% des électeurs sont des indécis.
- ILS HESITENT ENCORE SUR LE MODE DE RATIFICATION
Pologne. Référendum possible le 9 octobre 2005.
République tchèque. Référendum possible au 2e semestre 2006.
A priori, le Traité doit être ratifié par consultation populaire dans ces deux pays. Mais la décision définitive entre référendum et ratification parlementaire n'a pas encore été prise formellement, en raison de profonds désaccords dans les classes politiques des deux pays.
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