UE : les référendums auront-ils lieu ?

Par , le 03 juin 2005 à 15h38 , mis à jour le 06 juin 2005 à 15h18

Sept pays doivent encore ratifier théoriquement la Constitution européenne par référendum. Mais après les "non" français et néerlandais, plusieurs d'entre eux s'interrogent sur le bien-fondé de leur consultation. Le point avec tf1.fr

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  • ILS S'INTERROGENT

Royaume-Uni. Référendum prévu au printemps 2006.
Abandon pur et simple du référendum britannique ou gel ? La différence est de taille. Le premier choix signifierait la fin pure et simple du projet de Constitution européenne. Le second permettrait dans un premier temps de continuer le processus de ratification, et éviterait à Tony Blair de passer pour le fossoyeur du Traité. La réponse devrait être connue lundi.

Selon les rumeurs, la solution "suspension temporaire" tient la corde. Mais face à une opinion hostile à laquelle il ne pourra pas imposer l'argument de l'isolement en cas de "no", le Premier ministre britannique choisira sûrement in fine de ne pas organiser la consultation.

Irlande. Référendum prévu au 1er semestre 2006.
Pour la première fois, le gouvernement irlandais a fait savoir vendredi qu'il se posait la question du maintien ou non du scrutin. Interrogé par l'Irish Times, Dermot Ahern, le ministre des Affaires étrangères, s'est montré évasif. "Je ne peux pas dire. Nous allons devoir attendre ce qui va sortir du sommet européen de la mi-juin". "On peut dire que ces événements sont plutôt cataclysmiques et il nous faut faire le point", a-t-il ajouté.

En 2001, les Irlandais avait rejeté le Traité de Nice à la surprise générale, avant de l'adopter tel quel un an après.

Portugal. Référendum prévu en octobre 2005.
Comme l'Irlande, le Portugal a fait savoir pour la première fois qu'il pourrait renoncer à son référendum. "Il se peut que les 25 pays, assis autour d'une même table, par consensus, sans que personne n'impose quoi que ce soit (...) puissent parvenir à la conclusion qu'il est préférable d'arrêter", a déclaré Diogo Freitas do Amaral, le ministre des Affaires étrangères.

  • ILS MAINTIENNENT 

Luxembourg. Référendum fixé au 10 juillet 2005.
C'est le prochain pays de l'UE à organiser une consultation populaire. La population grand-ducale est traditionnellement acquise à la cause de la construction européenne. Mais le non à la Constitution, ultra-minoritaire il y a encore quelques semaines, y a pris de la vigueur récemment, un sondage le plaçant fin mai à 41% contre seulement 24% en octobre 2004.

Le Premier ministre luxembourgeois et actuel président en exercice de l'UE, Jean-Claude Juncker, a réaffirmé vendredi qu'il démissionnerait si le non l'emportait.

Danemark. Référendum fixé au 27 septembre 2005.
Le gouvernement, ainsi que la majorité des Danois eux-mêmes, souhaitent le maintien du scrutin -seul le Parti du Peuple danois (extrême droite) exige son annulation. Mais l'opinion publique a clairement basculé pour le "non" après les refus français et néerlandais. Depuis jeudi, quatre enquêtes l'ont en effet placé en tête des intentions de vote : de 34% à 39,5% contre 30,8% à 38%. Environ 40% des électeurs sont des indécis.

  • ILS HESITENT ENCORE SUR LE MODE DE RATIFICATION

Pologne. Référendum possible le 9 octobre 2005.
République tchèque. Référendum possible au 2e semestre 2006.

A priori, le Traité doit être ratifié par consultation populaire dans ces deux pays. Mais la décision définitive entre référendum et ratification parlementaire n'a pas encore été prise formellement, en raison de profonds désaccords dans les classes politiques des deux pays.

Par Fabrice Aubert le 03 juin 2005 à 15:38
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6 Commentaires

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  • Pascal, le 03/06/2005 à 17h08

    A Bruno de Cergy: D'accord avec toi, plus de pac plus de credits europeens plus de programme erasmus mais plus de financement de l'Europe par la France et on sera gagnant. Pascal

  • Maurice, le 03/06/2005 à 17h07

    Mais c est quoi cette plaisanterie, il est marqué dans la procédure de ratification que si tous les pays ne ratifient pas, si il y en a au moins 20 sur 25 on se remet a table et on discute. Que veut dire cet egocentrisme Francais mal placé ? c est pas parce qu il ont voté non que tout est à l'eau, y a 24 autres pays qui doivent se prononcer. Meme avec le non de la Hollande, la constitution et la discussion est toujours à l'ordre du jour. Pourquoi la presse a t'elle déjà enterré la constitution ??? Il n en a jamais ete question ?

  • GrM, le 03/06/2005 à 16h59

    Bruno de Cergy, il faut avoir un peu de jujotte, comment veux tu que les pays avancent sans les contributeurs ?? Je ne partage pas le mode de pensée "marche ou crève".Les pays qui ont dit NON ont des raisons, il faut discuter, c'est pas compliqué, faire des sacrifices et rester unis...et sachez que toute remise en cause de temps en temps est bénéfique et fait partie intégrante de la construction européenne..Keine Panik !

  • Bon, le 03/06/2005 à 16h41

    Belle preuve de democratie. Les gens risque de dire non alors on leur demande pas leur avis ! Voila peut etre une des raisons du rejet de l'europe !

  • Bruno, le 03/06/2005 à 16h33

    La seule solution est que les pays qui ont refusé ou refusent le TCE se retirent de l'Union, en étabissant des traités spécifiques pour celles des politiques dont ils ne peuvent se retirer facilement sans provoquer le chaos économique (comme l'euro ou l'union douanière), et ce afin de ne pas gêner ceux des pays qui veulent aller de l'avant. C'est le minimum de respect que l'on doit à nos voisins et amis. Et bien entendu, plus de PAC, de crédits de cohésion européenne, de programme Erasmus,...

  • K, le 03/06/2005 à 16h33

    On peut effectivement se demander le bien fondé des référendums à venir, étant donné que l'UE va se réunir les 16 et 17 juin pour parler de changer la constitution - C'est à dire cogiter sur le fameux "plan B" dont on nous a rabattu les ouies qu'il n'existait pas...

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