Sommet de crise à Bruxelles

Par D'après AFP, le 16 juin 2005 à 08h58 , mis à jour le 16 juin 2005 à 18h15

Dans une ambiance tendue, les dirigeants de l'Union européenne sont réunis depuis le milieu d'après-midi à Bruxelles. Un sommet de crise consacré à un budget difficile à élaborer et au processus de ratification de la Constitution.

blair bruxelles

Réunis depuis 17h30, les dirigeants de l'Union européenne tentent à Bruxelles d'éviter un nouvel échec, cette fois sur le futur budget communautaire 2007-2013, au cœur d'un affrontement opposant le Premier ministre britannique Tony Blair au président français Jacques Chirac, appuyé par le chancelier allemand Gerhard Schroeder.

Président en exercice de l'UE, le Luxembourgeois Jean-Claude Juncker a dramatisé l'enjeu mercredi en s'affirmant "presque sûr" de ne pas parvenir à un compromis. Il a attribué l'impasse à la détermination de Blair à préserver le rabais accordé depuis 1984 au Royaume-Uni, mais lui a fait quelques concessions mercredi soir. Le président de la Commission européenne José Manuel Durao Barroso a dit rester "confiant" qu'un accord était "à la portée" des 25.

Les chefs d'Etat et de gouvernement entreront vraiment dans le vif des débats lors d'un dîner de travail consacré au sort de la Constitution, où ils tenteront de s'entendre sur une déclaration commune. L'ambiance semble aller vers une prolongation du processus de ratification du traité, pour stopper la dynamique du non dans un nombre croissant de pays depuis les référendums français et néerlandais.

"La prudence recommande que, collectivement, on envisage une période de réflexion, une pause", a estimé mercredi M. Barroso. "L'objectif de la présidence (de l'UE) est de préserver le processus de ratification et le projet de Constitution. Pour cela, on a besoin de plus temps", a déclaré le ministre luxembourgeois délégué aux Affaires étrangères.

La négociation sur le budget n'est programmée qu'à partir de vendredi. Le dernier projet de compromis dévoilé par la présidence luxembourgeoise maintient l'idée de geler le rabais britannique à partir de 2007, mais il abandonne celle de le réduire ensuite. Il pose aussi pour principe que l'évolution du rabais après 2013 sera liée à celle des dépenses de la politique agricole commune (PAC).

M. Blair est reparti en guerre ces derniers jours contre le coût de la PAC, dont il a réclamé la remise à plat en réponse au président Chirac, adversaire numéro un de la ristourne de Londres. Outre le rabais britannique, d'autres obstacles se dressent sur la voie d'un accord, notamment la position dure des Pays-Bas pour voir baisser leur contribution nette aux finances communautaires et la menace de veto de l'Italie, qui craint de perdre les aides au Mezzogiorno (sud) défavorisé.

Image d'archive : Le président de la Commission européenne
José Manuel Durao Barroso a dit rester "confiant"

Par D'après AFP le 16 juin 2005 à 08:58
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles Monde
  

Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

       Chargement en cours...
      Alertez-nous
        alertez-nous

        Témoin d'un événement ?

        Alertez la rédaction !

        Envoyez une alerte

        A lire aussi
        logAudience