© DRLes électeurs du Mont-Liban et de la plaine orientale de la Békaa ont voté dimanche pour la troisième et avant-dernière étape des législatives libanaises, pour laquelle près de la moitié des sièges du Parlement étaient en jeu. Plus d'un million de Libanais inscrits étaient appelés à élire, parmi 262 candidats, 58 députés sur les 128 membres du nouveau Parlement, composé à égalité entre chrétiens et musulmans.
Michel Aoun a créé la surprise lors cette étape, en raflant la quasi-totalité des sièges dans les régions exclusivement chrétiennes du Mont-Liban, soit 30 sièges. Son rival druze Walid Joumblatt a en revanche confirmé sa suprématie dans les régions mixtes. Cette victoire électorale du général Aoun, 70 ans, bouleverse le paysage politique qui se dessinait depuis le départ des forces syriennes du Liban à la fin avril. L'opposition anti-syrienne, rassemblée autour du chef druze Walid Joumblatt, de Saad Hariri, fils du Premier ministre sunnite assassiné Rafic Hariri, et de personnalités chrétiennes, voit en effet voler en éclats son espoir de contrôler la majorité dans la nouvelle chambre.
Anti-syrien lui même, le général Aoun, personnalité politique atypique, qui a rompu avec l'opposition anti-syrienne à son retour d'un exil de 15 ans en France, estime que depuis le retrait de la Syrie du Liban, le clivage politique est entre les "réformateurs", partisans d'une réforme du système politique confessionnel et "traditionalistes" attaché à ce système.
Les 28 sièges restant seront disputés dimanche au cours de la quatrième et dernière phase.
Photo d'ouverture : le général Aoun, à gauche - afp
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