Suspense autour du référendum britannique

Par , le 02 juin 2005 à 16h40 , mis à jour le 06 juin 2005 à 15h18

Après le double refus français et néerlandais, les regards se tournent désormais vers Londres. Face à une opinion hostile au Traité, Tony Blair maintiendra-t-il son référendum ? Un abandon signifierait de fait la mort définitive de la Constitution. Réponse lundi.

grande bretagne tony blair elections © INTERNE

Où en est la ratification ? Cliquez ici

Abandon pur et simple du référendum britannique ou gel ? La différence est de taille. Le premier choix signifierait la fin pure et simple du projet de Constitution européenne. Le second permettrait dans un premier temps de continuer le processus de ratification, et éviterait à Tony Blair de passer pour le fossoyeur du Traité.

Pour mettre la pression sur Londres, le président de la Commission européenne, José Manuel Durao Barroso, a renouvelé jeudi son appel, implicitement destiné au Royaume Uni, contre toute "décision unilatérale" d'un Etat membre de l'UE de suspendre la ratification de la Constitution après le non franco-néerlandais. "Je demande aux responsables politiques de faire preuve de capacité de responsabilité, de faire preuve de prudence. Ce n'est pas la première fois que l'Europe a un problème, ce ne sera pas la dernière", a-t-il déclaré à l'issue d'une rencontre avec les chefs de groupe du Parlement européen à Bruxelles.

"Faire une pause"

Pour l'instant, il semble que le Premier ministre britannique penche pour une suspension temporaire. Selon des sources gouvernementales, Jack Straw, son ministre des Affaires étrangères, va en effet retirer lundi de l'ordre du jour des Communes le projet de loi devant organiser le scrutin, prévu initialement au printemps 2006. Mais le ministre des Affaires européennes, Douglas Alexander, a néanmoins précisé que son pays "est très clair sur la nécessité de respecter les opinions publiques et de respecter ce qui s'est passé cette semaine. "Le Traité a été signé par 25 nations, ce n'est pas à une de le déclarer mort" a-t-il ajouté, avant de conclure : "Il convient de faire une pause et réfléchir".

Objectif de Londres, qui prendra la présidence tournante de l'UE le 1er juillet prochain : "engager une discussion de fond" avec ses partenaires, avant même le sommet de Bruxelles les 16 et 17 juin. Douglas Alexander a ainsi de nouveau esquissé la ligne de fracture entre les vues libérales du gouvernement Blair et celles du duo franco-allemand Chirac-Schröder. Les deux hommes doivent d'ailleurs se retrouver samedi à Berlin pour analyser la situation.

L'Irlande s'interroge aussi


Dans une interview à l'Irish Times de vendredi, le ministre des Affaires étrangères, Dermot Ahern, souligne que son gouvernement allait désormais attendre le Conseil européen des 16 et 17 juin pour décider ou non de la tenue de son référendum, prévu en 2006.


(photo d'archives : Tony Blair)
Par Fabrice Aubert le 02 juin 2005 à 16:40
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9 Commentaires

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  • Zadus, le 03/06/2005 à 16h19

    Mais que vont bien pouvoir devenir les eurobureaucrates s'il n'ya plus de constitution?

  • Citoyen Européen, le 03/06/2005 à 15h19

    Drôle de conception de la démocratie Thierry de Bordeaux. Vous savez les élites n'ont pas toujours raisons. L'Histoire montre qu'ils font des erreurs. Quant aux petits actionnaires, si ils avaient leurs mots à dire on aurait certainement évité les faillites de grandes entreprises.

  • M, le 03/06/2005 à 15h04

    Au passage: la Grande Bretagne vient de gagner son bras de fer contre l'UE à propos des dérogations ignorant la limitation du temps de travail... Sous le traité de Nice c'est possible... Merci d'avoir voter pour le NON et ne rêvez pas: la prochaine constitution sera "libérale", attendez-vous à un bon retour d'ascenseur...

  • Triple, le 03/06/2005 à 10h40

    Bien messieur blair !!! Après les emplois précaire pour redynamyser le royaume unis et faire disparaître le chômage il va maintenant déclancher un conflit entre ouiouistes et nononistes ... entre royalistes et démocrates , à quand la 5ème guerre mondiale ? (c'est la 4ème en europe mais chut). MERCI DE PUBLIER CE MESSAGE!!!!!!!!!!!!!!!!!!

  • Martin, le 03/06/2005 à 10h31

    Réponse à Bern de Rouen (j'habitais à Sotteville). Tony Blair est pour la constitution et l'euro. Son problème à lui est que nous le peuple n'en voulons rien. Etant vu l'étât des économies de la zone euro, nous avons raison, un peu, hein? Le fait que les nons ont été si différent dans les 2 pays montre que une union politique est impossible et non-souhaitable. On nous insulte en disant que les nons ne comprennent pas la traité. Moi, je la comprends et je la rejeterai si notre pauvre Tony nous accord la gentillesse de nous consulter.

  • Thierry, le 03/06/2005 à 10h00

    Si le peuple avait voté à chaque fois qu'une décsion pour construire l'Europe était prise, il n'y aurait même pas eu de CEE en 1957. dans tous les pays, le peuple est "conservateur", je remercie nos dirigeants successifs d'avoir compris celà et évité le piège des référendums successifs qui auraient torpillé la construction... Mais bien sûr Chirac est arrivé, l'éléphant dans un magasin de porcelaine, l'homme qui fait péter les bombes sur un atol, l'homme qui dissout une assemblée, l'homme du référendum de trop. Quant à Tony Blair, on aurait dû tout arrêter dès le début quand il a annoncé l'idée du referendum au UK. Les Britanniques voteront "NO" et quand bien même nous aurions tous voté "OUI". Quel temps de perdu, quel argent de gâché. L'europe n'a jamais été un rêve du peuple, c'est le rêve de nos dirigeant que nous élisons pour qu'ils mène la barque et prennent les décisions. dans une entreprise c'est le comité de dircetion qui prend les décisions stratégiques, les actionnaire leurs donnent mandat pour celà. Sinon on avancerait jamais.

  • Bern, le 03/06/2005 à 08h53

    Le gouvernement Chirac a fait peur aux Français en leurs faisant croire que si le non passé des guerres seraient possibles.Avec Blaire (partisan du oui qui ne veut toujours pas de l'euro )la guerre est assurée comme il a fait avec l'Irack

  • Dan, le 03/06/2005 à 08h53

    Le "non" aura eu un mérite;par le débat qu'il suscite ( et ce n'est pas fini...!!!) révéler les arrières pensées et les intentions réelles de chacun, recentrer les véritables problèmes...Comme on dit; "bas les masques...!!!!"

  • Moimeme, le 02/06/2005 à 17h37

    Ca sert a rien de vouloir imposer cette costitution.il faut que les dirigeants reflechissent(pour une fois) et comprennent (pour une fois) pourquoi les europeens ont refuse ce traite

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