© afpDécidément, Jacques Chirac et Tony Blair ne se quittent plus dans l'adversité. Depuis un mois, ils se sont déjà opposés sur la suite à donner à la Constitution européenne, sur le budget de l'UE à propos de la PAC et du "rabais britannique". Les voilà désormais engagés dans la bataille olympique. Ils ne vont néanmoins pas se croiser à Singapour, où le CIO désignera la ville hôte des JO de 2012 mercredi. Le Premier ministre britannique est en effet arrivé sur place dimanche soir pour défendre la candidature de Londres. Et il était déjà reparti quand Jacques Chirac a débarqué à son tour, mardi.
Lundi, Tony Blair a rencontré dans la foulée plusieurs membres du CIO, mais a refusé de préciser qui ils étaient et même leur nombre, pour ne pas risquer de contrevenir aux règles de la campagne. "La base de la candidature c'est sa force. Ce que je peux faire, c'est bien mettre en évidence qu'elle bénéficie d'un total soutien politique. Nous pensons que cette candidature est très forte, à la fois pour les athlètes, qui disputeraient des Jeux magnifiques, mais également pour l'héritage qu'elle laisserait au sport en Grande-Bretagne et au CIO. Il ne s'agit pas seulement de la création de nouveaux équipements, de l'amélioration des transports et de la rénovation d'une bonne partie de Londres, a-t-il poursuivi. Nous voyons cette candidature en liaison avec un programme de développement pour le pays tout entier" a expliqué Tony Blair.
Oral pour Chirac
De son côté, Jacques Chirac va encore plus s'impliquer pour tenter de faire basculer la décision pour Paris. Dès mardi, il a assisté à une réception donnée par les autorités singapouriennes. Surtout, mercredi matin, il participera au grand oral de Paris et fera une courte intervention devant les membres du CIO pour tenter de les convaincre de l'excellence du dossier français. "Il a préparé très sérieusement son affaire", affirme-t-on dans son entourage. Tout comme Tony Blair, Jacques Chirac veut manifester le soutien sans réserve de toute la nation à la troisième candidature de la capitale française en vingt ans.
Dès le résultat connu, Jacques Chirac s'envolera pour l'Ecosse pour le sommet du G8, qui sera présidé… par Tony Blair.
"Agressivité" |
Ces propos répondaient à plusieurs salves anglaises. "Je pense que le stade de Paris est une très belle enceinte et j'apprécie d'y aller pour assister à des matches de rugby, mais malheureusement le rugby n'est pas un sport olympique", a déclaré Rod Heard, un architecte qui a participé au projet du futur stade olympique de Londres. Jim Sloman, l'un des concepteurs des Jeux de Sydney-2000, qui a rejoint l'équipe londonienne, a lui estimé que le fait de déjà disposer d'un stade n'était pas un avantage : "Lorsqu'un stade existe déjà, il a été conçu pour le football et pas pour l'athlétisme. Le stade de Londres sera réalisé spécifiquement pour l'athlétisme". "Le Stade de France a le mérite d'exister" a ironisé Bertrand Delanoë. |
(photo afp : le couple Blair à Singapour)
Retour MYTF1
Chargement en cours...




