© lciUne grande partie des colons et des manifestants qui s'étaient rassemblés à Kfar Maïmon dans le sud d'Israël pour protester contre le retrait de la bande de Gaza prévu en août, ont évacué les lieux dans la nuit de mercredi à jeudi. Entre 15.000 et 20.000 policiers restaient déployés dans la région. Le chef Conseil des implantations de Cisjordanie et de la bande Gaza, Bentzi Liberman, qui a organisé la manifestation, a indiqué que l'objectif n'était plus de forcer les barrages pour pénétrer en masse à Gush Katif, un groupe de colonies dans le sud de la bande de Gaza.
"Nous allons nous infiltrer par petits groupes à Gush Katif, et d'ici deux semaines, nous serons 10.000 sur place", a-t-il affirmé. Mais son projet pourrait être à nouveau contrarié car l'entourage du premier ministre israélien a laissé entendre jeudi matin que le retrait, prévu pour la mi-août, pourrait être accéléré pour prendre de court les manifestants. Aucun détail n'a été donné sur cette information qui figurera au menu des discussions vendredi entre Ariel Sharon et la secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice en Israël.
L'ONU au pied du mur
Par ailleurs, le Conseil de sécurité de l'ONU se réunira jeudi à l'appel de la Ligue arabe pour discuter de la construction par Israël d'une barrière de séparation à Jérusalem-est. Le gouvernement israélien a approuvé le 10 juillet un nouveau tracé de la barrière de séparation autour de Jérusalem-est. Selon ce projet, la barrière doit traverser deux quartiers palestiniens, plaçant 55.000 résidents de Jérusalem-est annexée, du côté oriental (palestinien) de cet ouvrage, soit un quart de la population arabe totale de Jérusalem-est.
Présentée par Israël comme une "clôture antiterroriste", la barrière, qui doit s'étendre à terme sur plus de 650 km, est qualifiée de "mur de l'apartheid" par les Palestiniens car elle empiète sur la Cisjordanie et rend problématique la création d'un Etat palestinien viable. Dans un avis rendu le 9 juillet 2004, la Cour internationale de justice (CIJ) a jugé illégale la construction de cette barrière et exigé son démantèlement, tout comme l'a fait ensuite l'Assemblée générale de l'Onu, mais Israël n'a pas tenu compte de ces demandes non contraignantes.
(Image LCI : mardi matin , à Kfar Maïmon)
Retour MYTF1
Chargement en cours...




