
"Cet acte criminel, lâche, qui vise à déstabiliser l'Egypte, renforcera notre détermination à poursuivre la utte contre le terrorisme et à l'éradiquer", affirmait samedi le président égyptien Hosni Moubarak, quelques heures après les attentats qui ont fait au moins 88 morts dans la station balnéaire de Charm el-Cheikh. Des paroles rapidement suivis d'actes. Les forces de l'ordre égyptiennes ont arrêté samedi des dizaines d'hommes dans le Sinaï. Ces rafles, qui n'étaient pas terminées samedi soir, ont eu lieu aussi bien dans le gouvernorat du Sinaï du Nord que dans celui du Sud.
Parmi les personnes arrêtées figurent notamment des hommes relâchés récemment après avoir été détenus dans le cadre de l'enquête sur les attentats ayant coté la vie à 34 personnes le 7 octobre 2004 dans une autre station balnéaire du Sinaï, Taba, et ses environs. Cité un peu plus tôt par l'agence officielle Mena, le ministre de l'Intérieur égyptien Habib al-Adly avait indiqué que l'Egypte avait des indices faisant apparaître que les attentats de Charm el-Cheikh et de Taba étaient "liés".
Charm el-Cheikh a été frappée dans la nuit de vendredi à samedi par une série d'attentats ayant fait au moins 88 morts. Ces attaques ont été revendiquées sur internet au nom d'Al-Qaïda. Selon le ministère de l'Intérieur égyptien, dix personnes au total étaient impliquées dans les attentats de Taba, qui ont été revendiqués par deux organisations islamistes. Mais plusieurs milliers de bédouins, femmes, hommes et enfants, ont été arrêtés par la police à la suite de ces attentats, selon des organisations des droits de l'Homme, provoquant les protestations de leurs proches, qui ont dénoncé "l'arbitraire" des autorités. Plusieurs centaines seraient encore en détention sans jugement. Le procès de trois Egyptiens accusés d'avoir perpétré les attentats de Taba a commencé de 2 juillet, et une nouvelle audience doit avoir lieu dimanche.
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