A Strasbourg, les parlementaires européens respectent une minute de silence en mémoire des victimes des attentats. © G. Cerles, AFPCes actes "barbares" sont "des attaques contre toutes les nations", ont dénoncé les dirigeants du G8 et de cinq pays émergents (Chine, Inde, Brésil, Mexique, Afrique du Sud). "L'Union européenne sera aux côtés du peuple britannique contre le terrorisme et pour la liberté et la démocratie", a assuré le président de la Commission européenne, José Manuel Durao Barroso, alors que le Royaume-Uni assure depuis le 1er juillet la présidence de l'UE. "La guerre contre le terrorisme continue", a déclaré le président des Etats-Unis George W. Bush, en marge du sommet de Gleneagles.
"Horreur et répulsion"
Le président français Jacques Chirac a plaidé pour "une fermeté sans cesse accrue et toujours plus solidaire" face à la menace. Son homologue russe Vladimir Poutine a appelé à "la réunification de tous les pays civilisés" dans cette lutte. "Nous sommes d'accord sur le fait que la communauté internationale doit tout faire pour combattre ensemble le terrorisme avec tout les moyens à sa disposition", a répondu en écho le chancelier allemand Gerhard Schröder, exprimant "horreur et répulsion". "Le terrorisme ne doit et ne va pas l'emporter", a renchéri son ministre des Affaires étrangères Joschka Fischer. Partout en Europe et dans le monde, le drame de Londres a suscité la même consternation. Le pape Benoît XVI a condamné "des actes inhumains" en se disant "proche des victimes".
"Nous sommes tous à vos côtés"
Au lendemain de la désignation de Londres pour accueillir les jeux Olympiques 2012, le président du Comité international olympique (CIO) Jacques Rogge a fait parvenir un message "de sympathie et de soutien" au Premier ministre britannique Tony Blair et au maire de la ville Ken Livingstone. A Strasbourg, le Parlement européen a observé une minute de silence en "solidarité envers la population britannique". "Nous sommes tous à vos côtés aujourd'hui", a déclaré le président du Parlement européen, Josep Borrell (Espagne), dont le pays garde en mémoire les attentats qui avaient fait 191 morts le 11mars 2004 à Madrid. "Nous, les Espagnols, connaissons bien les souffrances que le peuple britannique connaît aujourd'hui", a déclaré le chef du gouvernement José Luis Rodriguez Zapatero. En Ulster, le Sinn Féin, aile politique de l'Armée républicaine irlandaise (IRA), a exprimé sa "sympathie" pour les victimes.
"Un 11 septembre britannique"
"Israël, qui a une longue expérience du terrorisme, participe à la peine des Britanniques", a déclaré le chef de la diplomatie de l'Etat hébreu Sylvan Shalom, tandis qu'un haut responsable israélien évoquait "un 11 septembre britannique", en référence aux attentats de 2001 aux Etats-Unis. L'Autorité palestinienne a condamné les attentats de Londres. "Nous condamnons fermement ces attentats et présentons nos condoléances au peuple et au gouvernement britanniques et souhaitons un prompt rétablissement aux blessés", a déclaré le négociateur en chef palestinien Saëb Erakat. L'Iran lui aussi, classé par les Etats-Unis dans "l'axe du mal", a exprimé sa "sympathie (...) envers les familles des victimes" et dénoncé "le recours à la violence". En Syrie, le président Bachar al-Assad condamne les "attaques odieuses" de Londres et exprime "sa sympathie à M. Blair, au peuple britannique et aux familles des victimes".
Le commissaire européen à la Justice et la Sécurité Franco Frattini a appelé "à activer immédiatement la coordination entre les services de renseignement et de police et offrir à l'Angleterre toute l'aide dont elle a besoin". L'Otan a convoqué vendredi une réunion des ambassadeurs de ses 26 pays membres.
(Photo : minuite de silence au Parlement européen-AFP)
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