© LCIQuatre jours après les attentats de Londres dont le bilan reste officiellement de 52 victimes, Scotland Yard a appelé les Londoniens à reprendre le chemin du travail lundi pour montrer qu'ils ne cèdent pas à la terreur. Le ministre de l'Intérieur, Charles Clarke, a reconnu que la pression resterait forte aussi longtemps que les autorités n'auraient pas mis la main sur les auteurs des attaques.
Aucune arrestation n'a été effectuée officiellement en lien direct avec les attentats. La police britannique a annoncé avoir relâché les trois personnes arrêtées dimanche à l'aéroport d'Heathrow dans le cadre des lois antiterroristes. Elle s'était refusée à établir un rapport avec les explosions dans la capitale. Les autorités ont la quasi certitude que les attaques portent la marque d'al-Qaïda. Selon l'hebdomadaire américain Time, des enquêteurs vérifient si les explosifs n'ont pas été fournis par le réseau de Zarqaoui, le chef terroriste en Irak.
"Spéculations"
Depuis jeudi, les noms d'individus prétendument recherchés par les policiers britanniques circulent dans la presse. Mais jusqu'alors, Scotland Yard a qualifié ces informations de "spéculations". Une source du renseignement américain a dit au Time qu'un Pakistanais avait été interpellé vendredi à l'aéroport Stansted, dans la banlieue de Londres, en possession d'une carte du métro de Londres avec, entourés, les noms des trois stations où les trains ont été soufflés par des bombes.
Appel aux images
Dimanche, l'une des personnes citée par la presse, l'islamiste britannique d'origine marocaine Mohammed al-Guerbouzi a démenti être recherché par les autorités après les attentats de Londres. Le Maroc a réclamé plusieurs fois son extradition après l'avoir condamné par contumace à 20 ans de prison en 2003 pour les attentats-suicide de Casablanca. Un autre militant islamiste, Moustapha Setmariam Nasar, un Syrien, est apparu à la Une de la presse dominicale. Selon le Sunday Times, cet homme serait l'un des organisateurs des attentats de Madrid et est soupçonné d'avoir établi des "cellules dormantes" d'Al-Qaïda au Royaume-Uni.
Les policiers ont demandé l'aide des particuliers en possession de photos ou de vidéos prises sur les lieux du drame à l'aide de téléphones portables ou d'appareils photo numériques. Les opérateurs téléphoniques et Internet ont également été priés de conserver toutes les communications enregistrées jeudi mais la loi britannique ne permet pas des les y contraindre.
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