
Six hommes et une femme ont été arrêtés dimanche dans une maison du Sussex, dans le sud de l'Angleterre, en liaison avec l'enquête sur les attentats manqués du 21 juillet à Londres. Ils sont en détention dans un commissariat de police du Sussex, a précisé Scotland Yard, qui n'a pas donné davantage de précisions sur les circonstances des arrestations ni sur ce qui est reproché aux personnes arrêtées.
Outre ces sept arrestations, onze personnes demeurent détenues au Royaume-Uni, parmi lesquelles figurent trois des auteurs présumés des quatre attentats du 21 juillet : Mokhtar Saïd Ibrahim, alias Mokhtar Mohammed Saïd, et Ramzi Mohammed, arrêtés vendredi dans l'ouest de Londres, ainsi que Yacine Hassan Omar, interpellé mercredi à Birmingham. Le premier, un Britannique d'origine érythréenne, a été identifié la semaine dernière par la police comme le poseur de bombe présumé de l'autobus de la ligne 26 et le second comme l'auteur présumé de l'attentat de la station Oval. Le troisième est un jeune Somalien soupçonné d'avoir tenté de déclencher une bombe à la station de Warren Street. L'auteur présumé du quatrième attentat du 21 juillet, Hamdi Issac, alias Osman Hussain, a été arrêté vendredi à Rome. Il est soupçonné d'avoir voulu faire exploser une bombe à la station de métro de Shepherd's Bush, dans l'ouest de Londres. Il refuse son extradition. Ses deux frères sont également interrogés (lire : "Nouvelle arrestation en Italie").
Questions sur un "cinquième terroriste" et une "troisième cellule"
Selon la télévision britannique Sky News, un cinquième homme, arrêté vendredi lors de l'opération dans l'ouest de Londres, serait le "cinquième terroriste", qui aurait abandonné une bombe retrouvée samedi dernier dans un parc de l'ouest de Londres. Il s'agirait de Wahbi Mohammed, 23 ans, frère de Ramzi Mohammed. Ce que Scotland Yard ne confirme pas - pour la police britannique, les huit autres suspects toujours interrogés sont simplement désignés par des lettres : un homme identifié par la lettre B, arrêté le 22 juillet à Stockwell (sud de Londres), un dénommé D arrêté le 24 juillet à Southgate (nord de Londres), un dénommé E arrêté le 25 juillet à Southgate, un dénommé Y arrêté le 26 juillet à Finchely (nord de Londres), un dénommé Z arrêté à Kennington (sud de Londres) le 28 juillet et un dénommé S arrêté le 29 juillet à Notting Hill (ouest de Londres). Par ailleurs, deux femmes identifiées par les codes B1 et C1 ont été arrêtées le 29 juillet à Stockwell.
Au total, depuis deux semaines, pas moins de 35 personnes ont été interpellées au Royaume-Uni. Et tandis que Scotland Yard poursuit l'interrogatoire des suspects, la presse anglaise avance de nouvelles hypothèses. Le Sunday Times affirme ainsi qu’une troisième cellule terroriste serait en fuite. Elle aurait planifié de nouvelles attaques dans le métro londonien et contre des cibles "plus faciles" dans le centre de la capitale. Le journal, qui cite des policiers sous couvert de l'anonymat, affirme que des preuves "spécifiques" de l'existence d'une troisième cellule ont conduit la police britannique à lancer jeudi une opération sans précédent avec le déploiement de 6.000 policiers dans les rues de la ville. Cette cellule aurait eu accès, selon les mêmes informations, à des explosifs et des plans pour frapper la capitale.
The News of the World, la version dominicale du Sun, affirme de son côté qu'un sac rempli de faux passeports, de permis de travail contrefaits et de cartes de crédit, a été trouvé mercredi près de l'aéroport britannique de Heathrow, évoquant une "potentielle mine d'or de terroristes". Le tabloïd britannique pense que ce sac aurait pu servir à aider d'autres terroristes à entrer et quitter la Grande-Bretagne.
Aswat, cerveau des attentats du 7 juillet ?
Par ailleurs, à Lusaka, la police zambienne a confirmé samedi l'arrestation, le 20 juillet, de Haroon Aswat (cf Attentats de Londres : la Zambie confirme détenir Haroon Aswat), un Britannique de 31 ans suspecté d'avoir joué un rôle important dans la première vague d'attentats à Londres, qui avaient fait 56 morts, le 7 juillet. Selon la presse américaine, les enquêteurs auraient découvert que son téléphone portable avait reçu une vingtaine d'appels des auteurs des attentats du 7 juillet.
Les attentats du 21 juillet n'ont pas fait de victime car les bombes n'ont pas explosé, contrairement à celles du 7 juillet, qui ont fait 56 morts et 700 blessés.
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