
Au lendemain d'une nouvelle série d'actions terroristes à Londres, qui n'ont pas fait de victime, la police britannique a diffusé vendredi après-midi les images, prises par des caméras de surveillance, de quatre hommes fortement soupçonnés d'être les auteurs des attentats ratés. L'un porte un sweat-shirt avec l'inscription "New York" et semble s'enfuir. Un autre est assis à l'étage de l'autobus 26 à bord duquel a été trouvée une bombe dans un sac à dos. Les deux derniers sont des hommes habillés de sombre. Les enquêteurs ont demandé aux personnes qui croiseraient l'un de ces quatre hommes de ne pas s'en approcher, mais de prévenir immédiatement la police.
L'homme abattu avair "refusé d'obéir"
Ces quatre photographies ont été dévoilées lors d'une conférence de presse du chef de la police Ian Blair. Ce dernier a par ailleurs confirmé la mort, le matin même, d'un terroriste présumé, abattu en plein métro de cinq balles par des policiers en civil - une opération "directement liée à l'actuelle opération antiterroriste", selon Ian Blair, qui a précisé que l'homme avait "reçu des sommations" auxquelles il avait "refusé d'obéir". Il a souligné que "chaque mort est profondément regrettable", une précision attendue dans un pays où les policiers sont habituellement non armés, tout en justifiant l'action des forces de l'ordre - ce qu'a fait également le maire travailliste de Londres, Ken Livingstone.
Les faits se sont produits à 10 heures (11 heures, en France) dans la station de métro de Stockwell, située au sud de la ville. Selon LCI, l'homme portait une ceinture d'explosifs, et aurait été abattu alors qu'il tentait de déclencher sa bombe. Selon un témoin interrogé sur la BBC, la rame était à l'arrêt dans la station quand les portes se sont ouvertes et que l'homme, "à l'air pakistanais", est entré en courant, poursuivi par trois policiers en civil. Il a trébuché et a été plaqué au sol, et un des officiers a tiré cinq fois sur lui. Les passagers du train ont été évacués et les abords de la station ont été interdits d'accès. Sky News, qui avait indiqué dans un premier temps que la police pensait avoir abattu l'un des auteurs des attentats de jeudi, a démenti en cours d'après-midi.
Deux hommes interpellés
Scotland Yard a annoncé samedi matin avoir arrêté un deuxième homme vendredi soir, dans le quartier de Stockwell. Un premier homme avait été arrêté dans l'après-midi lors d'une perquisition dans le même quartier. Stockwell se trouve sur la ligne Northern, à une station d'Oval, où a eu lieu l'un des attentats ratés qu'a de nouveau connus Londres jeudi, deux semaines jour pour jour après les attentats du 7 juillet qui avaient fait 56 morts et quelque 700 blessés. Une autre perquisition à Harrow Road, un quartier populaire proche de la gare de Paddington, s'est conclue sans arrestation. Plus loin de Londres, en plein centre du pays, une autre interpellation, dont on ignore également l'importance, a eu lieu en vertu de la loi antiterroriste dans une gare de Birmingham, qui a été évacuée.
Dans une capitale d'une grande nervosité, les fausses alertes se sont multipliées vendredi, provoquant évacuations d'immeubles de bureaux ou de stations de métro. La police s'est également déployée autour d'une mosquée, après une fausse alerte à la bombe. Par ailleurs, des inconnus ont tenté d'incendier le domicile d'un des kamikazes du 7 juillet, Germaine Lindsay, à Aylesbury, au nord-ouest de Londres. Une substance inflammable, qui semble être de l'essence ou du diesel, a été "trouvée autour de la maison de l'auteur du quatrième attentat à la bombe, qui est actuellement inoccupée", a affirmé une source policière.
Méprise sur l'identité d'un kamikaze du 7 juillet Un jeune Britannique d'origine pakistanaise, portant le même nom qu'un des poseurs de bombe du 7 juillet, Hasib Hussain, a affirmé jeudi à une télévision pakistanaise avoir été présenté par méprise comme un des auteurs des attentats du 7 juillet qui avait visité le Pakistan. "J'ai vu ma photo sur Channel 4 et j'ai été terrifié", a expliqué le jeune Hasib Hussain à la chaîne ARY-One. L'adolescent, né le 1er février 1989, avait été présenté par les enquêteurs pakistanais comme son homonyme Hasib Hussain, 18 ans, auteur de l'attentat du 7 juillet dans le bus de Tavistock Square et entré au Pakistan à l'aéroport de Karachi le 15 juillet 2004.
Vous vous trouviez dans une des zones concernées ? Envoyez-nous votre récit ainsi que des photos et vos coordonnées par email à pmathon@tf1.fr
Photo d'ouverture : les images prises par des caméras de surveillance des quatre hommes recherchés par la police britannique - DR
Retour MYTF1
Chargement en cours...




