Londres, troisième organisation

le 06 juillet 2005 à 14h51 , mis à jour le 06 juillet 2005 à 15h21

En 2012, la capitale anglaise organisera les troisièmes Jeux Olympiques de son histoire. Retour sur 1908 et 1948.

JO 2012 Trafalgar square © LCI

1908: l'Olympisme prend une nouvelle dimension
L'image des Jeux est restaurée dans l'enceinte de White City (70.000 places debout environ) à Londres (27 avril au 31 octobre 1908), en marge de l'exposition franco-britannique commémorant l'Entente Cordiale. Cette édition permet aux Jeux de prendre une nouvelle dimension.
Lors du premier défilé officiel, le 13 juillet, en présence de la famille royale, quelque 2000 athlètes représentent 22 pays. Pourtant, les Jeux n'auraient pas d se dérouler au bord de la Tamise mais sur les rives du Tibre à Rome. En 1906, la capitale italienne, qui avait obtenu l'organisation de l'événement, s'est retirée sans donner de véritables explications. La Grande-Bretagne s'est alors proposée et a organisé la compétition en deux ans. Sur le plan des résultats, les Américains, conduits par le roi du demi-fond Mel Sheppard, exercent leur suprématie sur l'athlétisme. Mais à domicile, les Britanniques remportent l'essentiel des médailles distribuées dans les 20 sports: 143 (dont 55 en or), contre 47 aux Américains. Si ces Jeux de Londres sont une réussite, malgré un temps pluvieux quasi permanent, l'absence de fair-play de certains commissaires anglais ternit l'esprit olympique. Une fois encore, le marathon, disputé pour la première fois sur sa distance définitive (42,195 km), est l'objet d'un scandale: le vainqueur, l'Italien Dorando Pietri, est disqualifié par des juges qui, quelques minutes auparavant, l'avaient aidé à terminer. Malgré cet incident majeur, l'Olympisme devient un mouvement reconnu et apprécié, grâce à la bonne organisation de ces JO de 1908 et à un véritable intérêt sportif, avec un nombre suffisant d'épreuves et d'athlètes.

1948: les Jeux de l'austérité
Après la Seconde Guerre mondiale, les Jeux de Londres, fortement touchée par les bombardements, n'échappent pas à l'austérité régnant dans toute l'Europe. La capitale anglaise obtient l'organisation des Jeux malgré l'opposition de certains politiciens locaux et d'une partie de la presse, qui estiment que l'heure est surtout à la reconstruction. A la demande de plusieurs pays, les Allemands ne sont pas conviés par le CIO, tandis que les Japonais, pourtant invités, ne se déplacent pas. L'Italie, quant à elle, est présente. L'Union soviétique maintient sa décision de ne pas participer aux JO, politique suivie depuis 1917, contrairement à ses pays satellites. Aucune innovation importante n'est intégrée dans le protocole, à l'exception du choix de ne pas disputer d'épreuves le dimanche. Introduite à Berlin, la télévision poursuit son développement. Malgré un taux de pénétration très faible, la BBC paie 3000 dollars pour les droits de retransmission. Pour la première fois, les femmes sont à l'honneur. Une Néerlandaise de 30 ans, Fanny Blankers-Koen, mère de trois enfants, devient la première athlète à s'adjuger quatre médailles d'or dans les mêmes Jeux (100 m, 200 m, 80 m haies et relais 4 x 100 m). La Française Micheline Ostermeyer, une pianiste-concertiste, remporte deux titres, au disque et au poids, de même que l'Américaine Alice Coachman (hauteur et longueur), la première femme de couleur championne olympique. Son compatriote Bob Mathias remporte son premier titre olympique en décathlon à 17 ans. Le Tchécoslovaque Emil Zatopek, vainqueur du 10.000 m et médaillé d'argent sur 5000 m, se prépare à une carrière lumineuse. Sa compatriote, la gymnaste Marie Provaznikova, est la première athlète à passer à l'Ouest, mais pas la dernière.

(Photo : la foule sur Trafalgar Square après l'annonce du CIO)

le 06 juillet 2005 à 14:51
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5 Commentaires

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  • Tim, le 06/07/2005 à 16h48

    Eh bien Bourgoin, restez en France. Un bon nombre d'entre vous ont un problème: prendre des choses insignifiantes trop sérieusement tout en traitant des choses sérieuses comme les grandes menaces globales avec la frivolité. C'est un exemple parfait. Les jeune Français qui sont plus ouverts ne seront que heureux que les JO soient seulement un voyage court.

  • Arhant, le 06/07/2005 à 16h45

    Avec 51 votants européens sur 99 du CIO, la France paie le "non" au référendum du 29/5/05.Décidément, la France est bien seule et n'a rien à attendre des pays voisins !C'est bien le monde anglo-saxon qui veut dominer et qui est bien parti !

  • Hayat, le 06/07/2005 à 16h30

    Paris a perdu ; est-ce encore l'arrogance des français qui a fait basculer le CIO en faveur de Londres ? Quand donc cesserons-nous de toujours se croire les meilleurs ? On se veut donneur de leçons au monde entier et après on pleure de se sentir mal aimé ! avec nos grèves sauvages et notre grogne perpetuelle, il fallait bien le payer un jour.

  • LE PENVEN, le 06/07/2005 à 16h15

    Nous n 'avons pas à rougir: le dossier etait bien construit : nous ne nous sommes pas prostitues et avons gardé la tete haute . nous avons su nous reunir autour d un projet superbe mais la politique ;;;blair et ses acolytes ont rappele à lordre les vendus du CIO c est lamentable ...Chirac a raison :on bouffe mal chez eux et en plus ils sont anti europeeens et on leur cede tout ECOEURANT 000. ..

  • Bourgoin, le 06/07/2005 à 15h57

    J'avais projeté de me rendre en Angleterre. Je tire un trait sur ce pays de corrompus. Je n'irai jamais. La guerre en Irak a apporté les voix des américains (je n'irai pas en Amérique non plus) à ce pays. La façon dont ils ont procédé est digne d'une Madame Thatcher. Je vais écrire à Renaud afin qu'il compose une chanson sur Blair. Il trouvera bien les mots adéquates. En tout cas bravo à l'équipe française qui elle ne 'est pas prostituée.

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