Londres (Royaume-Uni), 7 juillet - Après le 11 septembre et le 11 mars, le 7 juillet devient à son tour synonyme de terrorisme. Alors que le G8 est réuni en Ecosse, la capitale britannique est victime d'attentats coordonnés : trois bombes explosent simultanément dans le métro, une quatrième dans un bus. Bilan : plus de 50 morts. Pour la première fois en Europe, les terroristes étaient des kamikazes.DRMalgré les démentis pakistanais et de l'ambassadeur britannique au Pakistan, The Times maintient qu'Haroon Rashid Aswat, considéré comme un membre d'Al-Qaïda, a été arrêté au Pakistan dans les récentes rafles dans les milieux islamistes. Selon le quotidien britannique, ce Britannique d'origine indienne aurait téléphoné à deux des kamikazes de Londres quelques heures avant les attentats du 7 juillet. Une "vingtaine d'appels", selon des "sources dans les services de renseignement" citée par le journal. "Nous croyons que cet homme a joué un rôle crucial dans ce qui est arrivé à Londres", a confié au Times un haut responsable des services de sécurité pakistanais.
La grogne monte au Pakistan alors que se poursuivaient jeudi les interrogatoires de centaines de militants islamistes par la police pakistanaise à la recherche de pistes sur les attentats de Londres. Selon l'AFP, 228 militants, dont de nombreux responsables religieux, ont été arrêtés depuis le début de la semaine. Les opérations contre les madrasas (écoles coraniques) et les bureaux d'organisations militantes devraient se poursuivre.
"Conspiration mondiale contre l'Islam"
Une des pistes suivies par les enquêteurs concerne une possible visite de deux des auteurs des attentats, Shehzad Tanweer et Mohammed Sidique Khan, à Raiwind, près de Lahore dans l'est du pays où ils auraient pu rencontrer des terroristes d'origine arabe. Un proche de groupes islamistes extrémistes a indiqué à l'AFP sous couvert d'anonymat que Tanweer, Sidique Khan et le troisième Britannique d'origine pakistanais, Hasib Hussain, avaient été en contact avec un membre d'Al-Qaïda, un Irakien, recherché par les services de renseignement américains.
Le président pakistanais, le général Pervez Musharraf, devait s'adresser jeudi soir à la nation lors d'un discours télévisé. De leur côté, les responsables des six partis de la coalition islamiste Muttahida Majlis-e-Amal (MMA), principale force d'opposition parlementaire, ont appelé à des manifestations vendredi dans tout le pays pour "protester contre la conspiration mondiale contre l'islam".
(Image d'archives)
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