© lciDans la chaleur et la poussière, ils brandissent des drapeaux orange, la couleur choisie par les opposants au retrait israélien de la bande de Gaza. Plus de 20.000 personnes ont commencé à manifester lundi en fin d'après-midi à Netivot, dans le sud d'Israël, dans un ultime espoir d'empêcher l'évacuation du territoire palestinien. Ils ont passé la nuit dans un camp de toile à Kfar Maïmon, une localité située à quelques kilomètres de Netivot.
Mardi matin, la police était placée en état d'alerte "rouge" pour la première fois depuis 2003. Pour éviter tout débordement, 20.000 policiers ont été déployés. Les autorités ont interdit d'approcher le barrage de Kissoufim, qui permet l'accès aux colonies de la bande de Gaza, pour que des manifestants ne tentent pas de rejoindre ces implantations bouclées par ordre de l'armée, en vue de leur évacuation dans moins d'un mois.
"Un Juif n'expulse pas un Juif"
La marche, prévue pour durer trois jours, est censée partir de Netivot, située à une quinzaine de kilomètres à l'est de la bande de Gaza, pour atteindre Kissoufim. C'est d'ailleurs à ce passage qu'un adolescent palestinien a été tué lundi par l'armée israélienne, selon des sources médicales palestiniennes. Les organisateurs tablent sur 100.000 participants, espérant qu'une telle démonstration de force obligera le gouvernement à renoncer au retrait, après avoir perdu toutes les batailles au parlement sur ce dossier.
Les manifestants sont essentiellement des juifs religieux avec parmi eux une forte proportion de jeunes, ainsi que des familles entières venues avec leurs enfants, certains en bas âge. Beaucoup portent des T-shirts avec l'inscription "un Juif n'expulse pas un Juif", en allusion à l'évacuation des 8000 colons de la bande de Gaza et 500 autres du nord de la Cisjordanie.
"A tout prix"
Dans le même temps, Israël maintenait la menace d'une offensive terrestre pour faire cesser les tirs de roquettes palestiniennes à partir de la bande de Gaza, d'importantes forces blindées n'attendant que le feu vert des autorités pour passer à l'offensive. Lundi soir, le Hamas, le principal mouvement islamique palestinien s'est dit prêt à cesser les tirs si Israël arrêtait de son côté ses "agressions".
Auparavant, le dirigeant palestinien Mahmoud Abbas avait appelé une nouvelle fois à l'arrêt des tirs de roquettes contre Israël tout en soulignant qu'il refusait de déclencher une "guerre civile" entre Palestiniens.
(Image LCI : mardi matin , à Kfar Maïmon)
Retour MYTF1
Chargement en cours...




