© abcL'interpellation mercredi matin à Birmingham de Yacine Hassan Omar, soupçonné d'avoir voulu déclencher une bombe à la station de Warren Street dans le nord de Londres est une source "d'encouragement", a déclaré le Premier ministre britannique Tony Blair mercredi soir. Les enquêteurs disposent de 14 jours pour interroger Yacine Hassan Omar sur les commanditaires, les auteurs et les complices des attentats du 21 juillet, voire du 7, après quoi ce Somalien de 24 ans devra être inculpé ou libéré sans charges.
Jeudi matin, neuf hommes ont été arrêtés à Tooting, dans le sud de Londres, dans le cadre de l'enquête sur les attentats du 21 juillet, a annoncé Scotland Yard. Mais, la police a précisé qu'aucun ne semble être l'un des auteurs de ces attentats ratés. Selon le propriétaire du restaurant qui emploie ces personnes, trois hommes sont d'origine ou de nationalité turque.
Ces récentes avancées ne seront sans doute pas suffisantes pour rassurer les Britanniques. Malgré la détention de dix autres personnes dont trois femmes appréhendées mercredi soir dans le quartier de Stockwell, les trois complices du terroriste présumé restent introuvables. L'un d'eux est Mokhtar Saïd Ibrahim (ou Mokhtar Mohammed Saïd), 27 ans, Britannique d'origine érythréenne. Les deux autres n'ont pas été identifiés. Scotland Yard a diffusé une nouvelle photo du suspect non identifié qui a tenté de déclencher une bombe à la station de métro Shepherd's Bush (ouest de Londres) le 21 juillet.
Une autre cellule terroriste
Surtout, la presse britannique fait état de 16 bombes qui auraient été retrouvées dans une seule voiture abandonnée par les auteurs des attentats du 7 juillet (56 morts dont leurs auteurs) à Luton, à une cinquantaine de kilomètres au nord de Londres. Scotland Yard a refusé de commenter ces informations. The Times affirme que ces engins explosifs sont semblables "dans leur configuration et leur contenu" aux bombes utilisées dans les attentats du 21 juillet, qui n'ont que partiellement explosé.
La découverte de 16 bombes "pourrait indiquer qu'une autre cellule terroriste" se trouve quelque part, s'inquiète The Independent, qui se demande "quelle était l'ampleur du complot terroriste". Elles pourraient avoir été fabriquées par la même personne, ajoute aussi The Times en citant des sources des services de sécurité. L'enquête se poursuit tous azimuts Les alertes aussi, avec notamment le retard d'un vol de Ryanair à destination de Nîmes (sud de la France), cloué au sol quelques temps en raison de la présence d'un passager jugé suspect, qui s'est avéré inoffensif.
| Déploiement de police ostensible |
La police britannique des transports a effectué jeudi "son plus grand déploiement de policiers" dans le métro, les trains et les bus de Londres, trois semaines jour pour jour après les premiers attentats de Londres. "C'est pour rassurer, mais aussi pour dissuader, car nous avons des suspects recherchés qui sont encore dans la nature", a expliqué Simon Lubin, porte-parole de la British Transport Police. La présence des policiers était très visible. Pour mettre sur pied cette opération, la police a fait appel à des renforts de province tandis que des policiers ont dû annuler leurs vacances. |
(Image LCI/ABC : la photographie d'une des seize bombes)
Retour MYTF1
Chargement en cours...




