Trois arrestations à l'aéroport de Londres

Par D.S. (d'après AFP), le 10 juillet 2005 à 09h36 , mis à jour le 10 juillet 2005 à 22h18

Réalisées dans le cadre de la loi antiterroriste, Scotland Yard s'est refusé à lier ces arrestations avec les attentats de jeudi. Par ailleurs, l'islamiste d'origine marocaine Guerbouzi a nié être impliqué dans ces attaques.

guebourzi mohammed marocain londres © LCI/ALJAZIRA

"Trois personnes ont été arrêtées à l'aéroport de Londres Heathrow dans le cadre de la loi antiterroriste", a annoncé dimanche le numéro 3 de Scotland Yard, Brian Paddick, précisant qu'un "lien" avec les attentats de jeudi ne serait que "pure spéculation". Depuis jeudi, les noms d'individus prétendument recherchés par les policiers britanniques circulent dans la presse. Mais jusqu'alors, Scotland Yard était resté très flou, qualifiant une fois encore ces informations de "spéculations".

Les Américains inquiets

Selon l'hebdomadaire américain Time, les enquêteurs britanniques sont en train de déterminer si des explosifs irakiens, qui pourraient avoir été fournis par Abou Moussab al-Zarqaoui, chef d'Al-Qaïda en Irak, auraient été utilisés lors des attentats meurtriers de Londres. "Al-Zarqaoui est un fournisseur potentiel du fait qu'il contrôle des quantités illimitées d'explosifs et d'armes en Irak", estime un responsable américain dans un article posté dimanche sur le site internet du magazine."Toute la question est de faire sortir (les explosifs) d'Irak et de les remettre aux bonnes personnes", ajoute-t-il.

Le secrétaire à la Sécurité intérieure, Michael Chertoff, a indiqué que les autorités américaines étaient "inquiètes" d'une éventuelle implication de Zarqaoui dans les attentats de Londres qui ont fait au moins 50 morts jeudi.

Par ailleurs, une source du renseignement américain a dit à Time qu'un Pakistanais avait été interpellé vendredi à l'aéroport Stansted, dans la banlieue de Londres, en possession d'une carte du métro de Londres avec, entourés, les noms des trois stations où les trains ont été soufflés par des bombes.

Dimanche, l'une des personnes citée, l'islamiste britannique d'origine marocaine Mohammed al-Guerbouzi a démenti être recherché par les autorités après les attentats de Londres. "Je ne suis pas en fuite. Les autorités britanniques savent parfaitement où je me trouve. Je démens formellement les accusations de la presse concernant mon implication dans des actes de terrorisme à Londres ou à Madrid. Il s'agit de fausses accusations répandues par les autorités marocaines", a-t-il déclaré sur la chaîne qatarie Al-Jazira.

"Nés au Royaume-Uni"

Ce ressortissant marocain, résidant en Grande Bretagne, a été le premier cité par la presse. Le Maroc a réclamé plusieurs fois son extradition après l'avoir condamné par contumace à 20 ans de prison en 2003 pour les attentats-suicide de Casablanca.

Un autre militant islamiste, Moustapha Setmariam Nasar, un Syrien, est apparu à la Une de la presse dominicale. Selon le Sunday Times, cet homme serait l'un des organisateurs des attentats de Madrid et est soupçonné d'avoir établi des "cellules dormantes" d'Al-Qaïda au Royaume-Uni. Les auteurs sont "presque certainement" nés au Royaume-Uni, a déclaré dimanche John Stevens, patron de Scotland Yard jusqu'en janvier dernier. "Je crains qu'il y ait un nombre suffisant de personnes dans ce pays désireuses de devenir des terroristes islamistes", a-t-il déploré dans un entretien à News of the World.

(Image Al Jazira : en ombre chinoise, Guerbouzi)

Par D.S. (d'après AFP) le 10 juillet 2005 à 09:36
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