Voici une des premières images d'une des rames dans lesquelles une des trois bombes a explosé jeudi matin. © LCIIl est "parfaitement possible (...) que les terroristes frappent à nouveau", a déclaré samedi à la presse Andy Trotter, numéro deux de la police britannique des transports. Alors que les forces de police ont reconnu samedi ne pas savoir combien de corps étaient encore prisonniers dans la rame de métro qui circulait entre King's Cross et Russell Square, le numéro deux de Scotland Yard a indiqué qu'aucun des 50 corps de victimes n'était identifié pour le moment. Encore 65 personnes étaient hospitalisées samedi soir.
Concernant l'explosion dans la rame de métro de King's Cross, les recherches sont très difficiles car la rame est située dans un tunnel particulièrement étroit, à 30 mètres de profondeur, a précisé la police. "Il est très difficile de dégager les corps", a expliqué Andy Trotter. "La chaleur et la poussière rendent les conditions de travail des enquêteurs particulièrement difficiles, il fait extrêmement chaud" dans le tunnel, a-t-il affirmé .
Pas à l'abri d'un nouvel attentat
Nouvelle information d'importance, le numéro 3 de Scotland Yard a affirmé samedi que les trois bombes dans le métro londonien ont explosé jeudi à quelques secondes d'intervalle, "presque simultanément". Brian Paddick a précidé que les trois engins avaient explosé dans une fenêtre de 50 secondes. Jusqu'à présent, le "timing" donné pour ces trois explosions les échelonnait entre 8h51 et 9h17. L'explosion qui a touché un bus à deux étages à Tavistock Square, près de Russell Square, a elle eu lieu à 9h47 (10h47 à Paris). "L'explication la plus logique est que l'un des terroristes n'a pu prendre le métro, probablement en raison de la fermeture rapide du réseau, et s'est trouvé privé de cible avec une bombe amorcée", avance Dominic Armstrong, directeur de recherche et spécialiste du renseignement chez Aegis Defense Services. "Dans ces circonstances, il est compréhensible qu'il ait cherché une autre cible rapidement", ajoute-t-il.
"Il faut s'attaquer aux questions profondes"
La simultanéité des explosions prêche en faveur d'un déclenchement via un détonateur plutôt que manuellement en ont déduit les forces de police. L'explosif utilisé est "de forte puissance", ce qui suggère qu'il ne s'agit pas d'un explosif d'origine artisanale, a ajouté le policier : "Explosif militaire, explosif industriel, plastic? Nous ne voulons pas l'affirmer pour le moment", a-t-il conclu.
Au moins 30 personnes restaient introuvables samedi. Informaticien, coiffeur, comptable, étudiante, âgés de 20 à 47 ans, la plupart se rendaient au travail et devaient emprunter le métro. Leurs photos, souriantes, s'affichaient dans les journaux et sur des panneaux de fortune près du site des explosions.
Face aux terroristes, a déclaré le Premier ministre à la BBC samedo, aucun gouvernement ne peut garantir une sécurité à 100% à ses concitoyens. Selon Tony Blair, il faut s'attaquer aux questions profondes soulevées par le terrorisme "pour tenter de se débarrasser de cette terrible perversion de la vraie foi de l'islam".
Photo : première photo des dégâts causés par l'une des bombes
qui a explosé dans le métro londonien
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