
Dimanche matin, un kamikaze a tentré de pénétrer dans la station centrale d'autobus de Beersheva, dans le sud d'Israël. Arrêté à l'entrée par des gardes, il s'est alors fait exploser. Cinq personnes ont été blessées, dont deux grièvement. L'attentat a été revendiqué par les Brigades des martyrs d'Al Aqsa, liées au Fatah, et les Brigades Al Qods du Jihad islamique.
"On a évité une attentat meurtrier grâce à la vigilance d'un conducteur d'autobus qui ne l'a pas laissé monter dans son véhicule", a affirmé un officier de police à la radio publique. Il s'agit du premier attentat suicide depuis l'évacuation lundi par Israël des 21 colonies de la bande de Gaza.
Menaces du Jihad islamique
La branche armée du Jihad islamique, les Brigades Al-Qods, avait menacé d'une "riposte rapide et importante" à l'intérieur d'Israël après que l'armée israélienne eut tué mercredi cinq activistes palestiniens, dont un cadre de cette organisation radicale dans le camp de réfugiés de Tulkarem (nord de la Cisjordanie). Selon la radio militaire, le kamikaze est sans doute venu de la région d'Hébron dans le sud de la Cisjordanie.
Le dernier attentat suicide remonte au 13 juillet lorsqu'un kamikaze du Jihad islamique avait tué cinq Israéliens à Netanya au nord de Tel Aviv. Il y a un an le 31 août 2004, 15 personnes avaient été tuées à Beersheva lors d'un attentat suicide.
Israël blâme l'Autorité palestinienne
"Ce qui s'est passé aujourd'hui est le résultat de l'inaction de l'Autorité palestinienne, nous nous retirons de la bande de Gaza, mais si les Palestiniens veulent la poursuite du processus de paix, ils doivent prendre des mesures fermes contre les groupes terroristes", a affirmé à l'AFP Avi Pazner, un porte-parole du gouvernement.
Le 24 juillet dernier, le Premier ministre israélien Ariel Sharon avait menacé les Palestiniens en cas de poursuite des attentats.
"Il y a aura des ripostes d'un autre genre qui s'ajouteront à des mesures très dures, aussi bien pendant le retrait qu'après l'évacuation de la bande de Gaza s'il y a des attentats terroristes", avait prévenu M. Sharon.
Abbas pour la trève
Dans une interview dimanche à la radio publique israélienne, le dirigeant palestinien Mahmoud Abbas a estimé que la "trêve" ("hudna") dans les attaques anti-israéliennes, en principe en vigueur depuis le début de l'année, allait se prolonger en 2006 en dépit des menaces de rupture des Islamistes du Hamas.
"La Hudna n'a pas de limite de temps", a-t-il souligné tout en mettant en garde Israël contre un retour de la violence si des Palestiniens continuent à être tués lors d'opérations militaires ou s'ils sont victimes d'attentats individuels de colons extrémistes.
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