
Les terroristes de Londres, ceux du 7 juillet et ceux du 21, ne seraient pas liés à al-Qaïda. Ni à un quelconque autre réseau. Selon The Independent citant des sources du contre-terrorisme, les enquêteurs britanniques sont arrivés à la conclusion que les kamikazes dont les bombes ont tué 52 personnes ont œuvré seuls après avoir été radicalisés par le plus âgé d'entre eux, Mohammad Sidique Khan, lui-même instruit au Pakistan. Quant à ceux du 21 juillet, qui ne sont heureusement pas parvenus à leurs fins, ils ne seraient que des imitateurs mal inspirés, sans autre lien avec les premiers.
L'hypothèse est plus inquiétante qu'il n'y paraît et, selon le quotidien britannique, aurait jeté le trouble parmi les services contre-terroristes. Pour les policiers et le Renseignement, la probabilité que d'autres cellules de ce type existent ailleurs au Royaume-Uni est renforcée, d'autant que les deux groupes en cause semblent s'être formés sans aide de l'étranger – ou quasiment. "Nous ne pouvons pas démanteler toutes ces cellules", avoue un membre du contre-terrorisme interrogé par The Independent. "Il suffit qu'elles aient de la chance une seule fois – et elles en ont déjà eu", poursuit-il avant de conclure qu'il y aura d'autres attaques.
Et les explosifs ?
Début août, Scotland Yard se disait "presque certain" de l'implication d'autres personnes dans l'organisation de ces attentats, que ce soit pour l'hébergement, le financement ou la composition d'engins explosifs. Plusieurs personnes ont été placées en détention mais aucune d'elles n'a été présentée comme le cerveau d'une ou des deux attaques. Quant au biochimiste égyptien Magdi el-Nashar, présenté par la presse britannique comme le possible artificier du 7 juillet, s'il a reconnu avoir connu deux des auteurs des attentats-suicides, il a été blanchi il y a quelques jours par les autorités égyptiennes, après une courte détention.
Reste la similitude des explosifs utilisés dans les deux opérations, ce qui pourrait trahir un lien entre les cellules des 7 et 21 juillet. Mais les experts sont divisés sur la question. Aux lendemains des attentats avortés du 21, il avait été soutenu que toutes les bombes avaient été fabriquées en même temps, et que les 14 jours entre les deux opérations expliquaient l'échec de la seconde série d'attaques. Mais certains font remarquer que les bombes sont similaires et non identiques. D'autres rappellent que la recette est consultable par tous sur Internet. Le lien, s'il existe, reste à démontrer.
(Image d'archive : les kamikazes peu avant les attentats)
Retour MYTF1
Chargement en cours...




