
Appel à témoins : si vous faites partie des colons devant être évacués de la bande de Gaza et que vous souhaitez exposer votre point de vue sur la situation, contactez-nous pour livrer votre témoignage : faubert@tf1.fr
Entre 25.000 (selon la police) et 50.000 (selon les organisateurs) colons juifs et leurs partisans se sont rassemblées mardi soir à Sdérot, dans le sud d'Israël, pour une manifestation constituant une tentative désespérée pour entraver le retrait israélien de Gaza, prévu à partir du 17 août. Les autorités, arguant de considérations sécuritaires car Sdérot est souvent la cible de roquettes artisanales palestiniennes, envisageaient initialement d'interdire la manifestation mais elles l'ont finalement autorisée après un compromis avec le Conseil des implantations de Cisjordanie et de Gaza.
Présent à ce rassemblement dans un terrain situé derrière un centre sportif, le numéro deux du Conseil des colonies de Judée-Samarie (Cisjordanie) et de la bande de Gaza, Eliezer Hestaï, a dénoncé le Premier ministre Ariel Sharon. "Nous avons voté pour toi (Sharon), nous avions confiance en toi lorsque tu disais que Netzarim (une colonie de Gaza) était aussi importante que Tel-Aviv, tu n'a pas le mandat pour évacuer Goush Katif", un groupe de colonies du sud de la bande de Gaza, a-t-il proclamé. Une dizaine de députés des formations d'opposition d'extrême droite étaient présents au rassemblement de même que le président du Parlement Reuven Rivlin, un des "durs" du Likoud, le parti d'Ariel Sharon.
Les forces de l'ordre très mobilisées
Les forces de l'ordre israéliennes avaient déployé un dispositif impressionnant pour surveiller cette manifestation. "Quelque 15.000 militaires et policiers ont été mobilisés et sont en état d'alerte avancé", avait indiqué avant le début du rassemblement un porte-parole de la police. Malgré les assurances de la direction des colonies, la police craignait que des groupes d'ultras ne tentent de s'infiltrer simultanément à Gaza à partir de plusieurs directions en sectionnant la barrière l'entourant et en empruntant des chemins de traverse.
La bande de Gaza est "zone militaire interdite" d'accès depuis des semaines. Les troupes israéliennes doivent se retirer de la bande de Gaza d'ici début octobre après avoir évacué les 8.000 colons des 21 implantations de ce territoire palestinien et quelques centaines d'autres habitant quatre colonies isolées du nord de la Cisjordanie. Des groupes de colons ont déjà annoncer qu'ils vont tenter de s'infiltrer mercredi soir à Goush Katif, un groupe d'implantations dans le sud de la bande de Gaza.
| Une roquette tue un enfant palestinien |
Un enfant palestinien de six ans a été tué mardi par une roquette tirée par des activistes palestiniens qui visaient apparemment le rassemblement de Juifs opposés au retrait de la bande de Gaza dans la ville israélienne de Sderot. Le projectile, qui a atteint une maison à Beït Hanoun, a fait sept blessés. Aucun groupe n'a revendiqué le tir. Les Brigades Al-Qods, la branche armée du groupe radical palestinien Jihad islamique, a nié toute responsabilité dans l'attaque et assuré avoir "ordonné il y a trois jours à toutes ses cellules de cesser les tirs de roquettes afin de préserver le projet national palestinien qui traverse une étape critique et cruciale". |
Photo d'ouverture : le rassemblement de Sdérot, mardi soir - DRfr
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