
Des traces de sang d'un des stewards du Boeing 737 d'Helios, qui s'est écrasé le 14 août près d'Athènes avec 121 personnes à bord, ont été décelées dans la cabine de pilotage, selon la police. Andreas Prodromou avait un brevet de pilote pour petits appareils. Cette information pourrait corroborer la thèse développée par les médias grecs selon laquelle il aurait tenté de sauver l'avion. Il ne s'agit pour l'heure que d'une spéculation.
Les pilotes de deux F-16 envoyés escorter l'avion après qu'il eut cessé de répondre aux appels du sol n'ont pas vu le pilote dans la cabine de pilotage. Ils ont aperçu le copilote "plié en deux, peut-être évanoui", tandis que les masques à oxygène pendaient dans la cabine. Ils ont également vu deux autres personnes dans la cabine de pilotage, qui semblaient "tenter de reprendre le contrôle de l'avion".
La seconde boîte décryptée
Le pilote allemand du Boeing avait signalé à sa compagnie, peu après le décollage, un problème de "climatisation du compartiment électronique". Si cette défaillance ne peut expliquer à elle seule la chute de l'avion et son crash, les enquêteurs considéraient qu'une telle surchauffe avait pu dégager du monoxyde de carbone dans l'habitacle et intoxiquer ses occupants. Vendredi, les analyses toxicologiques ont toutefois démontré que les premiers échantillons pris sur six des victimes ne présentaient aucune trace d'empoisonnement par ce gaz mortel.
Beaucoup des questions en suspens ont peut-être trouvé réponse à l'écoute des enregistrements contenus dans la seconde boîte noire du Boeing chypriote. Les bandes ont été décryptées dans la nuit de vendredi à samedi à Paris par les experts français du Bureau d'enquêtes et d'analyses pour la sécurité de l'aviation civile. Mais le BEA laisse aux autorités grecques le soin d'en révéler – ou pas – le contenu. A ce jour, si le problème de pressurisation est suspecté d'être l'une des raisons du drame, les causes du crash restent à élucider.
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