© DRComme la centaine de Martiniquais venus la veille, ils ne verront ni les corps, ni le lieu de la catastrophe et ne pourront pas repartir avec des effets personnels de leurs proches. Un second groupe de proches des victimes du crash aérien survenu mardi au Venezuela - 250 personnes - est venu samedi se recueillir à Maracaibo (nord-ouest du Venezuela), la ville située à 170 km du lieu de l'accident qui a fait 160 morts.
Le ministre de l'Outremer François Baroin, des élus martiniquais, le procureur général de la Martinique et deux magistrats instructeurs ont accompagné les familles. Dès leur arrivée, elles se sont rendus à la faculté de médecine où a été dressée une chapelle ardente. Les corps et les restes des victimes sont conservés dans des unités réfrigérées dans la morgue de la faculté.
Plaque commémorative
Près de 100 personnes avaient fait vendredi le déplacement depuis Fort-de-France. En raison de l'état de mutilation des corps, elles n'ont pas pu voir les dépouilles comme elles le souhaitaient. Elles n'ont pas pu non plus repartir avec des objets personnels des disparus. Les médecins légistes ont expliqué aux familles que l'identification visuelle était impossible, car les cadavres sont méconnaissables et ne sont parfois que des morceaux de corps. Une cérémonie oecuménique était prévue dans un cimetière de la ville, où une plaque commémorative portant les noms des 160 morts devait être érigée. Les proches des victimes devaient ensuite repartir vers Fort-de-France.
Les 152 touristes martiniquais et les huit membres colombiens de l'équipage ont été tués mardi dans l'accident du biréacteur McDonnell Douglas MD-82 de la compagnie à bas coût colombienne West Caribbean Airways, qui assurait une liaison entre Panama et la Martinique.
Un enquêteur du BEA a confirmé que l'avion avait connu un problème de motorisation. "Nous avons passé trois jours complets sur l'épave, il semble qu'il y ait eu des problèmes de motorisation", a déclaré sur place à l'AFP un enquêteur du Bureau enquête accident (BEA) de l'aviation civile française, Emmanuel Delbarre. Les deux boîtes noires de l'appareil, dont les deux réacteurs sont tombés en panne avant l'accident, n'ont pas encore été analysées. Quatre pays sont impliqués dans l'enquête : la France, le Venezuela (théâtre de l'accident), la Colombie (pays de l'équipage et de la compagnie aérienne) et les Etats-Unis, au titre du constructeur de l'avion.
Lâcher de ballons à Montpellier en hommage aux victimes |
160 ballons pour 160 victimes. Un lâcher de ballons a eu lieu samedi à Montpellier à l'initiative d'un collectif d'étudiants martiniquais, en mémoire des 152 passagers et 8 membres d'équipage, de l'avion colombien qui s'est écrasé mardi. "Nous voulions faire quelque chose de simple avec ce lâcher de ballons. Ce qui est important, c'est d'être tous ensemble, on se sent réconforté", a expliqué Louis-Xavier Rano, à l'origine de cette intiative du Collectif Solidarité Martinique, constitué pour l'occasion. Les quelque 150 personnes présentes, originaires de la Guadeloupe, de la Martinique et de la métropole ont ensuite levé les bras au ciel, observant une minute de silence. |
(L'arrivée de familles vendredi/DR)
Retour MYTF1
Chargement en cours...




