
Le transcript décrit les échanges entre la tour de contrôle de l'aéroport vénézuélien de Maiquetia et le pilote colombien du MD-82 de la West Caribbean, Omar Espina, dans les minutes qui précèdent la catastrophe.
La conversation avec la tour de contrôle de Maiquetia dure 13 minutes. Elle commence à 02h51 heure locale. A ce moment, le pilote ne fait état d'aucun problème et demande l'autorisation de traverser l'espace aérien du Venezuela. Six minutes plus tard, le pilote demande l'autorisation de descendre à 31.000 pieds et la tour de contrôle la lui donne. A 02h59, le pilote, sans s'identifier, annonce une nouvelle descente à 29.000 pieds.
- "Qui appelle la tour de contrôle ?", demande le contrôleur aérien vénézuélien. Le pilote vient d'annoncer subitement, sans s'identifier, une descente brutale de son appareil.
- "708, je descends à 24.000 pieds".
- "Je comprends, vous descendez vers 24.000 pieds. Avez-vous un problème avec l'avion ?".
- "Oui, les deux réacteurs éteints".
- "Confirmez".
- "Flame out, sur les deux réacteurs. Eteints".
- "Confirmé, compris. Descendez comme vous voulez, capitaine".
Le pilote demande alors des indications sur la localisation des aéroports les plus proches. La tour de contrôle demande ensuite si l'avion a atteint l'altitude de 24.000 pieds, et le pilote répond qu'il est déjà à 14.000 pieds.
-"Nous n'avons pas de contrôle sur l'avion", s'écrie le pilote.
Alors que la catastrophe paraît inévitable, vers 03h00 heure locale (07h00 GMT), la tour de contrôle demande au pilote d'indiquer le nombre des passagers.
- "152 âmes à bord. L'avion est incontrôlable".
- "Compris. 152 personnes à bord. (...) La transmission est très mauvaise. Donnez votre altitude actuelle. (...) 708, Maiquetia (...) 708, Maiquetia", insiste le contrôleur.
Trois minutes plus tard, le MD-82 s'écrase près de Machiques, dans le nord-ouest du Venezuela. A aucun moment le mot "urgence" n'a été prononcé.
L'avion a pris feu après le crash |
L'avion de la compagnie colombienne West Caribbean a pris feu et l'incendie a duré 20 minutes. C'est ce qu'a indiqué à l'AFP le chef de la protection civile vénézuélienne, Antonio Rivero. Alors que des médias français s'étaient étonnés que certains corps et objets n'aient pas été entièrement consumés par les flammes, M. Rivero a souligné qu'il pleuvait au moment du crash et que l'appareil était tombé dans une rivière et une zone marécageuse. Selon M. Rivero, l'incendie a sans doute touché "l'aile gauche" parce que les corps des personnes situées à proximité ont été retrouvés totalement calcinés. |
(photo d'archives : débris de l'avion)
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