"Les gens ont senti que l'avion allait se crasher"

Par D'après AFP, le 03 août 2005 à 07h40 , mis à jour le 03 août 2005 à 17h10

Les passagers du vol Air France Roissy-Toronto racontent minute par minute l'angoisse d'un atterrissage mouvementé et l'évacuation de l'avion en flammes, sous une pluie battante.

Air France Airbus Toronto passagersChoqués mais saufs, les passsagers ont été accueillis à l'aéroport de Toronto.

Gilles Medioni, passager et journaliste à l'Express : "Le vol s'est bien passé et, au moment de l'atterrissage, il y avait des orages à Toronto et le pilote nous a annoncé qu'il fallait patienter une vingtaine de minutes (…) Au moment de l'atterrissage, il pleuvait très fort. Quand on a touché le sol, beaucoup de monde a applaudi, mais c'était un peu prématuré (…)

Le pilote a essayé de freiner, mais il n'y arrivait pas. Il y a eu des soubresauts, l'avion a commencé à sauter et on l'a bien senti. Il y a eu des cris et les gens on senti que l'avion allait se crasher (…) Ensuite, c'est allé assez vite. Les gens se sont levés. On a senti des odeurs de fumée, de kérosène. Et les gens cherchaient les issues de secours, mais il n'y pas vraiment eu de panique (…)

Après, il a y eu des annonces qui on été faites assez vites et on nous a demandé d'évacuer par l'arrière (…) La crainte que l'on avait c'était que l'avion n'explose (…) On s'est retrouvés sur l'autoroute (...) L'avion était en flammes et on n'était pas très loin. On sentait beaucoup la fumée et on était assez inquiets"

 Roel Bramar, passager (sur CBC) :  "Ce fut comme de terrifiantes montagnes russes quand il a atterri dans le fossé. L'avion s'est arrêté brusquement, c'est le moins qu'on puisse dire (…) J'étais à l'arrière de l'avion et j'ai vu qu'il y avait un feu (...). Les gens couraient comme des fous, ils craignaient qu'il y ait une explosion, ce qui apparemment n'a pas été le cas."

John Abedrabbo, passager : "D'abord, on s'est pliés en deux comme on est censé le faire en cas d'atterrissage d'urgence, jusqu'à ce que l'avion s'arrête. C'est alors que les gens ont commencé à voir qu'un réacteur était en feu. Bien sûr, certains paniquaient, mais ça allait encore."

Olivier Dubois, passager (sur CTV) : "Juste avant l'atterrissage, l'avion allait très vite, mais nous pensions que c'était dû à la pluie ou aux vents violents, ou quelque chose comme ça (…) Mais quand les lumières se sont éteintes à bord, ce fut très effrayant. Très, très effrayant (…) Ensuite nous avons quitté la piste, et sommes tombés dans le fossé (...). Là l'avion s'est arrêté. Nous avons déverrouillé les issues de secours et il y avait beaucoup de flammes. Nous avons cherché à nous enfuir en nous glissant hors de l'avion."

Debbi Wilkes, circulait sur l'autoroute jouxtant la piste : "Nous avons vu un éclair, qui a touché quelque chose"

(Image LCI : un des rescapés)

Par D'après AFP le 03 août 2005 à 07:40
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2 Commentaires

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  • Karim, le 03/08/2005 à 09h12

    Un grand merci au bon dieu, à l'équipage aux pilotes et au courage des passagers. Une preuve encore que Air France est une compagnie sure et serieuse et sait gérer les moments dificiles. Bravo à tous ceux qui ont contribué à maitenir la vie sauves des quelques 300 personnes. C'est à la fois malheureux de vivre ça et génial de pouvoir compter sur un équipage et une sécurité de nous sortir saint et sauf d'une pareille catastrophe. Bravo Air France

  • Nicolas, le 03/08/2005 à 08h43

    Je suis le premier à critiquer Air france, pour ses tarifs, et le côté autain de la compagnie. MAIS RENDONS HOMMAGE AUX PILOTES ET L'EQUIPAGE DE CE VOL. Ils viennent de démontrer que nontre compangnie est préparée et armée pour ce genre de situation. BRAVO. La prochiane fois que je prends un AF, je serais un peu plus respectueux...

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