© INTERNEL'Iran a reculé mercredi l'échéance pour la reprise d'activités nucléaires ultra-sensibles, laissant quelques jours de battement pour éviter une crise internationale. Alors qu'il affirmait dans la matinée vouloir redémarrer le jour même son usine de conversion d'Ispahan, Téhéran a ensuite dit que les activités pourraient ne reprendre qu'au début de la prochaine semaine iranienne, qui commence samedi.
Ce répit pourrait permettre à l'Union européenne de soumettre des propositions de coopération en espérant qu'elles dissuaderont l'Iran de mettre son projet à exécution. Les Européens s'étaient engagés à remettre ces propositions d'ici au 7 août. Elles pourraient l'être dès vendredi, a dit le responsable du dossier, Hassan Rohani -si les Iraniens ne recommencent pas effectivement à convertir, préalable à l'enrichissement d'uranium.
Scellés
Les Européens ont mis en demeure les Iraniens mardi de renoncer à reprendre la conversion, faute de quoi les négociations menées depuis décembre seraient rompues et qu'ils entreprendraient "d'autres types d'actions". "C'est une menace, c'est inacceptable", a déclaré M. Rohani. "Il n'y a aucune logique juridique et politique à envoyer le dossier au Conseil de sécurité, cela voudrait dire que les Européens ont cédé aux pressions américaines", a-t-il déclaré.
Si le redémarrage d'Ispahan attendra quelques jours, c'est pour que l'Agence internationale de l'énergie atomique prenne les dispositions nécessaires, a expliqué M. Rohani.Par souci de légalité internationale, l'Iran entend en effet que les scellés posés sur l'usine soient brisés sous la supervision de l'agence onusienne de non-prolifération. L'AIEA a exhorté l'Iran à ne pas briser les scellés avant qu'elle n'ait mis en place des équipements de surveillance. "Nous avons clairement signifié qu'il nous faudrait jusqu'au milieu de la semaine prochaine", a indiqué la porte-parole de l'agence Melissa Fleming.
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