© INTERNELes attentats de Londres ont replacé Islamabad sous le feu des projecteurs. Trois des quatre auteurs présumés étaient en effet des Britanniques musulmans d'origine pakistanaise, et au moins deux avaient séjourné au Pakistan ces dernières années.
Visiblement excédé par les critiques -Londres l'a notamment appelé à prendre des mesures contre les madrassas (ndlr : les écoles coraniques)-, Pervez Musharraf est monté au créneau en accordant une interview à la BBC. "Le Pakistan n'a pas joué de rôle clé. Il n'y a aucune preuve pour affirmer cela. Je rejette cette théorie" a-t-il affirmé.
Lutte contre les imams radicaux
Le président pakistanais a indiqué que des enquêtes sont en cours pour déterminer avec quelles personnes les suspects avaient été en relation au Pakistan et a souligné que tant que les investigations ne seraient pas menées à leur terme, il ne pourrait pas établir de lien direct entre son pays et les attentats de Londres.
Il a également reproché au gouvernement britannique d'avoir été trop indulgent avec les extrémistes sur son territoire. "Je pense qu'ils devraient (agir) dans leur propre intérêt et dans l'intérêt de notre combat contre le terrorisme" a-t-il assuré. Il a estimé que Tony Blair devait empêcher les religieux radicaux de prêcher des discours de haine au Royaume-Uni, en particulier lors des prières du vendredi, le principal jour de culte musulman. "Cela devrait être stoppé. Personne ne devrait (...) parler de haine ni encourager à l'agression" a-t-il expliqué. "Cette sorte de campagne de haine contre qui que ce soit - qu'elle soit dirigée contre le gouvernement, une autre secte ou une autre religion - devrait être stoppée. Ce n'est pas à cela que la mosquée doit servir" a-t-il conclu.
(photo d'archives : Pervez Musharraf)
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