Nouveau crash d'avion au Pérou

le 24 août 2005 à 07h31 , mis à jour le 25 août 2005 à 07h53

Un Boeing 737-200 de la compagnie d'Etat Tans s'est écrasé mardi près de Pucallpa, faisant 39 morts et 59 survivants, selon un bilan définitif. L'avion aurait été pris dans des vents contraires au moment de l'atterrissage.

crash perou débris

C'est ce que l'on appelle une macabre loi des séries. Alors que les Martiniquais s'apprêtaient à rendre hommage à leurs proches, décédés le 16 août dernier dans le crash d'un MD-82 raliant Panama à l'île antillaise, un nouveau crash a eu lieu au Pérou. C'est la cinquième catastrophe aérienne dans le monde depuis le début d'août. Les deux boîtes nories, qui ont été retrouvées, devraient permettre de comprendre les circonstances du crash. Elles devraient être envoyées jeudi à Lima, puis aux Etats-Unis pour y être décryptées.

L'avion, un Boeing 737-200 de la compagnie d'Etat péruvienne Tans transportant 98 personnes, dont huit membres d'équipage, aurait été pris dans des vents contraires au moment de l'atterrissage et s'est écrasé mardi près de la ville amazonienne de Pucallpa. Dernier bilan : 39 morts et 59 survivants et non plus 41 morts. Le porte-parole de Tans a précisé que deux Péruviens, habitants de Pucallpa, ne se sont pas présentés dans les hôpitaux et n'avaient donc pas été répertoriés parmi les rescapés. Mercredi, ils ont fait savoir aux autorités qu'ils étaient en bonne santé.

"Cela a été un miracle, toute ma famille est bien" a déclaré une Américaine, Vilma Vivas, qui voyageait dans l'avion avec son mari, ses trois filles et son gendre. Toute sa famille a été épargnée. 

Les rescapés ont rampé pour sortir de l'avion

Un autre survivant, Yuri Salas, vendeur d'électro-ménager qui souffre de contusions, a expliqué que "l'avion bougeait très très fort et (que) plus il baissait, plus les mouvements étaient brusques". "Le pilote nous a dit que nous étions à environ 3.000 mètres d'altitude et nous avons commencé à descendre, mais les turbulences étaient toujours plus intenses", a indiqué Yuri Salas à la radio CPN. Les passagers ont été informés, selon lui, que l'appareil se trouvait à dix  minutes de sa destination. "La seule chose que j'ai faite a été de m'en remettre à Dieu et je me suis  mis dans la position conseillée par les hôtesses, mais je ne savais pas si nous  allions atterrir. D'un seul coup, j'ai senti un grand choc et j'ai fermé les  yeux, puis je crois que j'ai perdu conscience", a-t-il poursuivit. Il a dit avoir vu ensuite des flammes devant lui mais n'avoir pas entendu de cris venant de l'avion. Un compagnon de voyage a donné un coup de pied dans un pan de la carlingue pour s'ouvrir un passage. "Moi, j'étais au milieu de morceaux de ferraille, nous sommes sortis par un  côté en rampant. Je priais pendant que nous nous éloignions. On ne voyait rien  mais il y avait du feu, de la fumée et une pluie torrentielle", a-t-il continué.

Six accidents depuis 1992 pour Tans

La compagnie d'Etat Tans a enregistré six accidents depuis 1992, selon Aviation Safety Network. Ces accidents ont fait au total 65 morts, dont 46 dans un accident de Fokker-28 le 9 janvier 2003 dans la province montagneuse de Chachapoyas, au nord du pays. Selon le porte-parole de Tans, l'avion était prêt à atterrir lorsque il a été déporté par des "vents contraires" et violents. Indiquant que "l'atterrissage d'urgence avait permis pour le moins qu'il y ait des survivants". L'accident du Boeing 737-200 de la Tans est la cinquième catastrophe aérienne dans le monde depuis début août. Les quatre premières ont fait 294 morts et trois disparus.

le 24 août 2005 à 07:31
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37 Commentaires

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  • Ludovic, le 25/08/2005 à 16h51

    A Etienne de Paris. Regardes donc ton orthographe avant de critiquer les autres. Heureusement que le ridicule ne tue pas. David a au moins eu le mérite de soulever des points qui sont au moins au coeur du sujet. Une de mes amies etait dans cet avion, elle est décédée. Quand je vois qu'après une telle catastrophe tout ce que tu sais faire c'est avancer des généralités et critiquer ceux qui se donnent un peu plus de peine pour evoquer des points sensibles, je pense que la prochaine fois il vaudrait mieux pour tout le monde que tu t'abstienne de réagir sur ce site. merci d'avance.

  • Marie-France, le 25/08/2005 à 12h01

    Je dois partir mardi 30 aout en Turquie avec Onur Air et j'avoue que j'aurais très peur d'embarquer...après tous ces crashs et en plus, ce matin, j'ai appris que des passagers ont refusé d'embarquer de Roissy pour la Turquie avec Onur-Air à cause problème moteur ou je ne sais quoi ???ça rassure pas...avant je craignais les attentats (Antalya), je n'y pense même plus ! ma copine s'envolera samedi pour la Grèce sur un charter...elle a peur aussi...j'adore les voyages...vais-je devoir arrêter de prendre des charters...pour compagnies régulières (Air France...) et payer plus cher???pas le choix...ou on reste chez soi!

  • Etienne, le 25/08/2005 à 11h49

    A DAVID DE PARIS , Tu sais faut pas être riche pour s'acheter le Becherel alors economise un peu et ton orthographe sera bien meilleure.....

  • Etienne, le 25/08/2005 à 11h37

    A Bouzid de Rabat, L'avion reste le moyen de transport le plus sure apres le bus je crois d'aprés les statistiques peu importe de quelle manière les décés arrivent.Et puis en voiture si une personne ivre te fonce dessus c un peu comme si un avion se crash et c independant de ta volonté de bien faire...

  • David Bellache 18 ans, le 25/08/2005 à 04h06

    Je pense que dans cette loi des séries nous avons un bel exemple de qui faut faire ou ne pas faire quand on prend l'avion. je m'explique, sur les 5 derniers crashs, 3 avions sont des vols charters....qui nous le savons très bien sont des vols plus que dangereux si l'on regarde l'historique des crash ds l'aviation civil.Tout est une question d'argent, si les bonnes mesures étaient prises au niveau de la réglementation et de la maintenance des avions il n'y aurait aucun problème, mais voila il manque le POGNON...et inutile de préciser que les chefs d'entreprises en locurence pdg des compagnies de charter sont en deficit comme celui du crash panama/martinique....donc peu scupuleux sur les dangers que peuvent comporter leurs flottes aéronotique. Bref, la solution c'est comme le prévoit de le faire les différentes instances, de crée un label de qualité des compagnies aérienne.Pour moi il faudrait boycotter les charters.Si les gens veulent prendres des risques et mourrir pour des raisons économiques c'est leur problème, mais au moin en cette période mouvementée et donc médiatisé ils seront bien averties. David ( dsl pour les fautes d'orthographes mais je fais partie de al génération 1986, et donc ca se ressent ds l'orthographe....et oui! à force de dégraisser le mamouth...encore une question d'argent...

  • Bouzid, le 25/08/2005 à 02h50

    On dit que l avion reste le moyen de transport le plus fiable jusqu a present! au moins les accidents de voitures sont dus essentiellement a des erreures humaines, des maladresses, des folies. mais les crash d avions sont dus a des problemes techniques qui restent en dehors du controle des pilotes.il n est pas question de risquer la vie de milliers de familles qui sont dans l obligation de voyager par avion. soyez plus serieuses cheres agences

  • Guillaume, le 24/08/2005 à 23h43

    Bonsoir, encore un accident concernant le moyen de locomotion le plus sur au monde. Mais la où d'autres y voit malchance, moi j'y vois logique : et si l'homme avait construit des avions qui seraient affectées par un phenomene de la nature que jusqu'ici on ne soupconnerait pas ? Et si lors des vols, la nature provoquerait sur ces appareils des problemes techniques, quelque chose qui affecterait ce que nous avons construit? Peut etre que l'homme n'a pas si bien calculé que ca et que quelque chose qu'on ne soupconne pas provoquerait ces series de probleme, et qu'on va en découvrir d'autres, car on arrive au bout d'un cycle pour bons nombres d'avions ( comme la periode ou on arrivait au bout d'un cycle d'une génération et qu'on s'est rendu compte de l'effet du nuage de tchernobyl).

  • Nadine, le 24/08/2005 à 21h43

    C'est vraiment inquiétant : "5 crash au mois d'août" mais je pense qu'il sert à rien de faire une polémique.Soyons sensibles et surtout respectueux envers ceux qui ont perdu un proche et sont en plein procesus de deuil. N'ajoutons pas à la douleur de macabres suppositions qui ne peuvent que perturber leur vie déjà meurtrie par le vide que laisse la perte d'un être aimé.Laissons faire les experts et esperons que la vie revienne dans le coeur de ces familles "endeuillées".

  • Guillaume, le 24/08/2005 à 21h30

    Juste une reponse a l hotesse d air france. Je suis moi meme ancien steward, j ai demissione la semaine derniere, mais pour des raisons autre que cette serie d accidents evidemment. Il est certain que les compagnies Europeenes sans exceptions sont tres professionels et prennent la securite du moins d un point technique extrement au serieux. Ceci dit le facteur humain est gravement neglige. Je ne connais pas les conditions des PNC chez Air France, et j imagine qu elles sont excellentes, mais ici au Royaume Uni, l "utilisation" du personnel est devenue un obstacle a la securite. La fatigue, autant des PNC et PNT est inquietante. Pour ratabiliser et reduire les couts, la compagnie a interet de faire voler ses PN le plus possible, ce qui fait que nous nous retrouvons avec une periode de repos minimal entre deux vols, egalement pour les longs courriers. En angleterre le minimum doit etre de 12 heures entre deux vols, sauf en cas de force majeurs, mais la compagnie reduisait ce temps a 10 heures si nous avions un decouche dans un hotel, et dix heures ce n est pas beaucoup surtout lorsque l on fait quotidiennement des journees de 10 heures a raison de 4 ou 5 vols par jour. Les vols bien que court, mais etant hotesse, je suis certain que vous etes d accord pour dire que l embarquement et le debarquement sont les periodes les plus fatiguantes du vol. Comment de fois ai-je entendu des PNT dire qu ils etaient extrement fatigues, et pour cause lorsque l on voit que la pression est aussi mise sur eux. Donc, pour resumer, je considere que la securite pourrait etre nettement meilleur si le profit n etait pas devenu le facteur le plus important de la compagnie. Et je ne parle meme du manque des verifications de securites a certaines escales pourque l avion ne rate pas son "slot", ce qui couterait de l argent a la compagnie.

  • Stephane, le 24/08/2005 à 17h17

    En tous cas, Airbus tient la route avec 0 morts dans toute cette série... Ok, ils sont moins répandus que les Boeing, mais quand même... Et pis faut bien se rassurer un peu...

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