
Voici les principaux scénarios qui inquiètent les autorités israéliennes
- Infiltration d'opposants au plan Sharon
Des milliers d'ultra-nationalistes israéliens opposés au retrait, qu'ils dénoncent comme une trahison et un acte impie, parviennent à s'infiltrer dans les colonies et sont déterminés à résister à tout prix à l'évacuation. Ils mettent à profit des manifestations de masse non violentes organisées par les représentants des colons à la lisière de la bande de Gaza, qui mobilisent l'attention les forces de l'ordre.
Compte tenu de l'importance du déploiement militaire et policier, à la frontière de la bande de Gaza, les autorités estiment que ce cordon est efficace et écartent la possibilité pour des colons de recevoir des renforts substantiels.
- Heurts entre colons et forces de l'ordre lors de l'évacuation forcée
Des consignes ont été données à l'armée et à la police pour éviter des violences en exploitant leur énorme avantage en nombre- environ 60% des 8 000 colons ont quitté les colonies avant le 17 août.
Des unités entières se sont entraînées pour cette tâche, procédant à des répétitions générales. Elles ne prévoient pas d'opposition armée. Néanmoins elles n'excluent pas que des individus isolés ouvrent le feu. A titre de précaution, des unités spéciales, seront chargées de réagir.
- Attentats d'extrémistes de droite visant des Palestiniens, des Arabes israéliens, des responsables politiques et Ariel Sharon
La menace est prise d'autant plus sérieux qu'un extrémiste de droite, déserteur du contingent, a tué le 4 août quatre Arabes israéliens en ouvrant le feu à l'arme automatique dans un autobus avant d'être lynché à mort.
Les autorités s'inquiètent notamment d'attentats contre l'esplanade des Mosquées à Jérusalem, à l'aide d'ULM bourrés d'explosifs, ou d'obus de mortier, plus difficiles à empêcher. Un telle attaque risquerait de provoquer une énorme vague de colère de la part des Palestiniens ainsi que dans le monde musulman, ce qui pourrait avoir pour conséquence de stopper net l'évacuation des colonies juives.
Par ailleurs, des mesures de sécurité draconiennes sont prises pour assurer la protection d'Ariel Sharon, pour éviter un attentat comme celui qui avait coûté la vie en 1995 à l'ancien Premier ministre travailliste Yitzhak Rabin, tué par un extrémiste juif.
- Attaques palestiniennes pendant l'évacuation
Pour les empêcher, Israël mise à la fois sur la menace et la négociation. Le gouvernement a ainsi adressé des mises en garde très sévères aux Palestiniens, les avertissant qu'Israël lancera une vaste offensive militaire dans la bande de Gaza dans le cas où le retrait devait se faire sous le feu des groupes armés.
Parallèlement, Israël et l'Autorité palestinienne se sont mis d'accord pour que les forces de sécurité palestiniennes déploient des milliers d'hommes autour des zones des colonies, pour empêcher que des attaques ne troublent leur évacuation.
(photo : un colon préparant son déménagement)
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