Sharon : "le monde attend la réponse des Palestiniens"

le 15 août 2005 à 21h55 , mis à jour le 16 août 2005 à 09h40

Dans un discours à la nation, lundi soir, le Premier ministre israélien a appelé les Palestiniens "à combattre le terrorisme" pour permettre la tenue de négociations de paix après l'évacuation des colonies de la bande de Gaza. "S'ils choisissent le feu, nous répondrons par le feu", a-t-il assuré.

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Israël a formellement ordonné lundi aux colons juifs de quitter la bande de Gaza et évacué deux colonies isolées en Cisjordanie. Au soir de ce premier jour des opérations de retrait, le Premier ministre israélien est apparu à la télévision pour un discours à la nation. "Je comprends l'angoisse des colons, mais nous sommes un seul peuple (...) Un chapitre s'achève. Votre douleur et vos larmes sont les nôtres. J'ai lancé ce plan de désengagement parce que je le crois indispensable pour Israël", a plaidé Ariel Sharon. "Nous nous engageons sur une nouvelle voie qui comporte beaucoup de risques mais aussi un rayon d'espoir pour nous tous".

Outre cet appel aux colons, le Premier ministre israélien a appelé les Palestiniens "à combattre le terrorisme" pour permettre la tenue de négociations de paix après l'évacuation des colonies de la bande de Gaza. "Les Palestiniens doivent lutter contre les organisations terroristes, les démanteler et les désarmer afin de permettre la tenue de négociations de paix, après l'application du plan de désengagement", a affirmé Ariel Sharon dans ce discours radiotélévisé. "Le monde attend la réponse des Palestiniens, une main offerte à la paix ou le feu du terrorisme. A une main offrant la paix, nous répondrons avec une branche d'olivier. Mais s'ils choisissent le feu, nous répondrons par le feu, plus sévèrement que jamais".

"Les retraits ne doivent pas avoir lieu à Gaza seulement"

"Ce redéploiement est déchirant mais il est vital pour un Etat d'Israël démocratique", avait déclaré avant cela le ministre israélien de la Défense Shaoul Mofaz. Tout en assurant qu'Israël entend garder le contrôle de six blocs de colonies en Cisjordanie, qui détermineront "le tracé de notre frontière orientale qui doit être défendable et nous assurer une profondeur stratégique". Mais pour les leaders palestiniens, au contraire, ce retrait ne doit être qu'un début. "Les retraits ne doivent pas avoir lieu à Gaza seulement mais aussi en Cisjordanie. N'empêche il s'agit en principe d'un pas historique que nous devons consolider et mettre à profit pour le bien de notre peuple", a ainsi affirmé Mahmoud Abbas à Gaza.

Le secrétaire général de l'Onu, Kofi Annan, a qualifié pour sa part lundi le début du retrait israélien de Gaza de "moment de promesse et d'espoir" et estimé que son succès exigera "de grandes qualités d'homme d'Etat" de la part de toutes les parties concernées.

Photo d'ouverture : Ariel Sharon lors de son discours à la nation, lundi soir - DR

le 15 août 2005 à 21:55
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