
D'après les premiers éléments, le crash du MD-82 au Venezuela semble avoir été provoqué par des problèmes quasi-simultanés sur les deux moteurs de l'appareil. Seule l'analyse des boîtes noires pourra expliquer l'accident. Dans l’attente des résultats, plusieurs hypothèses ont été avancées par différents experts.
Crash de la West Caribbean: l'enquête relancée par un rapport
Selon Le Figaro, l'enquête recommande à Boeing de réévaluer le calage des alarmes sonores de décrochage de ses appareils. Un élément accablant pour les familles des victimes.
Publié le 16/08/2010
"Quand on rencontre un problème sur les deux réacteurs, on pense immédiatement soit à un problème de carburant, soit à une mauvaise alimentation" en air des réacteurs, explique à tf1.fr Bernard Michel, responsable pédagogique à l’école de pilotage Amaury de la Grange (Epag). Un carburant de mauvaise qualité aurait ainsi pu provoquer l'arrêt des moteurs. Selon France Inter, cette hypothèse a toutefois été écartée par les autorités de Panama car un autre appareil aurait fait le plein avec du kérosène de la même citerne, sans avoir rencontré de problèmes.
Pollution, obstruction
Le carburant aurait également pu être pollué par de l’eau à la suite d'un phénomène de condensation. Autre hypothèse : la panne sèche, à la suite d’une fuite de kérosène ou d’une mauvaise évaluation des quantités de carburant nécessaires au voyage. Dans ce cas, même avec deux moteurs arrêtés, un avion comme le MD-82 est supposé pouvoir planer sur une longue distance, jusqu'à 110 kilomètres environ. Une mauvaise évaluation de la trajectoire de vol plané est également évoquée.
"Les entrées d’air des réacteurs ont pu être obstruées par du givre ou de la fumée d’éruption volcanique", complète encore Bernard Michel, en précisant cependant que ces phénomènes ne sont "pas fréquents".
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