Algérie : près de 4 électeurs sur 5 ont voté

le 29 septembre 2005 à 22h50 , mis à jour le 30 septembre 2005 à 11h33

Les électeurs algériens se sont prononcés jeudi sur un projet de charte présidentielle "pour la paix et la réconciliation", visant à tourner la page du terrorisme, lors d'un référendum. Le taux de participation officiel est de 79,49%.

Bouteflika Algérie

Les électeurs algériens se sont prononcés jeudi sur un projet de charte présidentielle "pour la paix et la réconciliation", visant à tourner la page du terrorisme, lors d'un référendum, dont Le taux de participation officiel est de 79,49%."Cette forte participation traduit la volonté du peuple algérien de régler définitivement la crise" en Algérie, a affirmé le ministre algérien de l'Intérieur, Yazid Zerhouni. Les opérations de vote se sont terminées à 19h locales (18H00 GMT) pour la plupart des bureaux et à 20h locales (19h00 GMT) pour la totalité ou une partie des bureaux de vote de 19 des 48 wilayas (départements) du pays où le scrutin avait été prolongé d'une heure. Les résultats du scrutin devraient être annoncés vendredi lors d'une conférence de presse convoquée en milieu de matinée par le ministre de l'Intérieur.

18.313.000 électeurs

"Les villes touchées par le terrorisme ont enregistré des participations record. Alger, qui habituellement vote faiblement, a enregistré une participation de 71,83 %, qui constitue un record pour la capitale", a expliqué le ministre. Les plus faibles taux de participation ont été enregistrés à Tizi Ouzou (11,40%) et à Béjaïa (11,55%), les deux principales villes de Kabylie, où "des gens ont tenté de perturber le vote", a assuré Zerhouni.

Les deux principaux partis d'opposition, le Front des forces socialistes (FFS) et le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), fortement implantés en Kabylie, avaient appelé au boycottage de la consultation.

Au total, 18.313.000 électeurs devaient se prononcer sur un projet de charte présidentielle "pour la paix et la réconciliation nationale", censée mettre fin à la crise et aux violences politiques qui ont fait depuis 1992 plus de 150.000 morts et des milliers de disparus. Selon le président Bouteflika, la charte, constituant une suite logique au référendum sur la "concorde civile" de 1999, qui a entraîné la reddition de milliers d'islamistes armés, permettra de conforter la paix pour assurer le développement économique et social du pays.

"Vérité et justice"

Le conflit armé en Algérie avait commencé début 1992 après l'annulation par les autorités du second tour des élections législatives, le premier tour ayant été largement remporté en décembre 1991 par le Front islamique du salut (FIS), dissous par la suite.

La charte prévoit l'extinction des poursuites judiciaires à l'encontre de "tous les individus qui mettent fin à leur activité armée et remettent les armes en leur possession". Ceux qui sont "impliqués dans des massacres collectifs, des viols ou des attentats à l'explosif dans des lieux publics" en sont exclus. Elle interdit toute activité politique aux ex-responsables du FIS, rendus responsables de "la tragédie nationale", et prévoit d'indemniser les "victimes du terrorisme", familles de terroristes et de disparus, arrêtés par les services de sécurité et disparus depuis.

La plupart des partis d'opposition et des mouvements de défense des droits de l'Homme rejetaient l'initiative présidentielle, estimant que, sous couvert de pardon, elle permettrait au pouvoir de blanchir les forces de sécurité impliquées dans la disparition, essentiellement entre 1992 et 1998, de milliers de personnes soupçonnées de soutenir les groupes armés islamistes. Les familles des disparus - au nombre de 6.146 selon une commission officielle, quelque 18.000 selon la Ligue algérienne pour la défense des droits de l'Homme (LADDH, indépendante) - refusent l'approche officielle et demandent "vérité et justice", avant un éventuel pardon.

le 29 septembre 2005 à 22:50
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13 Commentaires

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  • Dowsher, le 30/09/2005 à 16h09

    A amirouche le berbere ne peut pas etre une langue officielle. tout comme en france , ou l'on n'a jamais entendu un president tenir un discour en langue alsacienne , bretonne ou corse . une association berbere en france,il y a quelques temps avait deja demandee a la france de reconnaitre le berbere comme langue offielle. reponse du quai d'orsay : NON pourquoi ?, reponse du quai d'orsay :RAISON DIPLOMATIQUE. il n'y a rien a ajouter a ca. le berbere ne peut etre parle que par les berberes d'Algerie. l'Arabe doit et restera la seule langue officielle en Algerie avec le francais comme 2eme langue et l'Anglais commence a se faire sa place. et tu n'irais pas loin avec tes olives. et ce n'etait pas le but de ce referendum. s'il venait a y en avoir un sur ce sujet, le resultat serait surement negatif par la majorite arabe en Algerie .

  • A dowsher, le 30/09/2005 à 13h50

    Pour mr dowsher le principe des debats au moins est clair : a) Parlez vous qui êtes algériens et d'accord avec moi. b)Les autres : fermez la ! C'est ce qu'on appelle le principe du débat. je suis français d'origine ce qui ne m'empeche pas d'avoir un regard un peu médusé 1°) sur son principe 2°) sur les chiffres (80% de participaton et 93 % de oui) avouez que tout le monde s'interroge

  • Justice, le 30/09/2005 à 11h15

    Juste une question : Les familles des victimes reclament elle reellement justice, ou alors attendent elles un nouveau statut de chouhada (martyr) afin de recevoir une rente financiere et reguliere...Si ils ne veulent pas pardonner uniquement parce qu'il n'ont pas ete encore payé, c'est absolument honteux et immoral de leur part, car cela signifie "Tant pis si il y a dans le futur d'autres familles victimes, payez nous et on voteras pour l'arret des violences..." Je pense bien que derriere la langue de bois affichée aux medias occidentaux, que c'est la deuxieme raison qui est sous jacente... Ps : Une personne s'amuse a utiliser mon pseudo, avec qui je ne partage pas du tout les memes idees...

  • Paix, le 30/09/2005 à 11h08

    La paix oui, mais pas à n'importe quelle prix. Les terroristes qui sont aujourd'hui au maquis ne veulent pas de se faire pardonner mais comptent bel et bien continuer leur combat. Dans ce cas pardonner qui? et pourquoi alors? car les choses resteront de même. D'ailleurs, y'a jamais eu de pardon sans vérité. Donner nous la vérité, nous saurons pardonner. Dans le texte de la charte, Boutef prend le soin de dire qu'il a tout les pouvoirs de faire ce qu'il veut pour instaurer la Paix. Qu'entend't-il par la, rester au pouvoir?????? Boutef le nain se croit au dessus de tout, qu'il se détrompe et qu'il se rassure, il n'est pas éternel. En plus, Tant que l'Algérie ne reconnait pas ses fils et sa langue "Tamazight" y'aura rien, rien, rien, rien et rien. De toute facon, la kabylie n'a pas voté,pas parcequ'elle ne veut pas la paix, loin de la car, je pense, que c'est d'elle qu'a émané toutes les tentatives de paix depuis fort lengtemps. Elle n'a pas voté parcequ'elle veut se faire entendre et dire que rien ne se fera sans elle et elle ne cautionnera pas un dictateur éternel qui ne pense qu'a ses revanches. Seule la lutte paye et hamdoulilah, nous avons su garder la tête haute contre les islamistes radicaux, les terroristes et contre le pouvoir assassin en place. Nous ne pardonnerons pas sans vérité.

  • AMIROUCHE, le 30/09/2005 à 10h19

    Nous revendiquons l'officialisation de la langue berbere c'est à dire l'independance de la langue amazigh et l'autonomie de la kabylie c'est à dire une region dependant de notre production d'huile d'olive

  • AMIROUCHE, le 30/09/2005 à 09h00

    Nous revendiquons l'officialisation de la langue berbere c'est à dire nous demandons l'indepedance de la langue amazigh

  • Justice, le 30/09/2005 à 06h24

    Tu viens de donner une claque à plus de 150 000 familles victimes du terrorisme. Lorsqu'on assassine tes enfants, ton père ou ta mère, tu as le droit de poursuivre en justice les coupables ainsi que leurs complices (!!) en justice et de leur affliger une lourde sentance. Maintenant de quel droit vas-tu imposer le pardon à ses victimmes!?!?!?

  • Abdel, le 30/09/2005 à 02h28

    VIVE L'ALGERIE ET BOUTEFLIKA! ce jeudi matin je me sui empressé d'allé voter pour le OUI!!! et oui notre president nous a aporter la paix deja mais il en veu encore plus!!! L'algerie qui est deja en plein developemen se verra dans les anné a venir le dragon de l'afrique!!encore une foi vive BOUTEFLIKA! DIEU la emmené a l'algerie!!hé oui messieur les KABYLES!!

  • Yani, le 30/09/2005 à 00h59

    La 2:elle est inhérente au vote de la Kabylie: cette région frondeuse s'est toujours comportée comme une entité politique et identitaire homogène.Même si certaines dissenssions minent politiquement les partis kabyles, il reste que cette région, tout en maintenant le cap sur ses revendications linguistique et identitaire, est toujours le bastion des lutte démocratiques et modernistes. Elle a toujours refusé de cautionner les politiques du pouvoir algérien car elle est consciente qu'elles sont liberticides. Tout en s'opposant au pouvoir d'Alger, elle a tenu à marquer, depuis des décennies, son ancrage dans le camp républicain en luttant contre l'islamisme politique et ses bras armés. Alors, aujourd'hui, qu'elle est la situation: un pouvoir qui veut connsacrer l'impunité à travers l'amnistie des terroristes islamistes (ils ne sont même pas identifiés comme tels, ils sont considérés dans la littérature et le langage de la "charte" comme des égarés et des criminels, out le terme terroristes); cette amnistie servira, par ricochet, les militaires algériens qui ne sont pas blancs dans le traitement de cette crise.En effet, pendant cette décennie, les services de sécurité, tous corps confondus, ont exercé la torture, les exécution extrajudiciaires, les enlèvements, les intimidations, etc., comme moyen de "lutte". et cette charte leur offrira l'impunité puisque les poursuites judiciaires seront impossibles à partir de l'après 29. Le pouvoir algérien, en consacrant l'impunité, exclu de fait et de jure les victimes de toutes ces exactions, dès lors qu'il "pardonnera" à la place de toutes celles et de tous ceux qui ont vécu dans leurs corps et âmes les pires des exactions. Les calculs politiciens de Bouteflika se feront, passeront, au détriment de deux sacro-saint principe du droit international: le droit à la vérité et le droit à la justice pour les victimes.Des expériences d'amistie, ayant consacré l'amnisie et l'impunité ont échoué en Argentine et le Chili. Yani

  • Yani, le 30/09/2005 à 00h52

    Bonjour, Les conclusions de cet article ne m'étonnent guère et ceci pour deux raison: La première: concernant le taux de participation national et le oui à cette mascarade électorale, nul besoin de dire qu'ils seront élevés. Pourquoi? L'Algérie est toujours une "république" qui cherche dans l'absurdité d'un pouvoir inique ce qui caractérise une véritable république: le respect des choix du peuple, le respect des libertés collectives et individuelles, la liberté d'expression, etc. Pour le moment, on ne peut aucunement dire que ce pays soit un modèle de démocratie, lin s'en faut.Et pour cause: la répression de l'opposition est systématique, le vérouillage du champ médiatique, le harcèlement des journaux indépendants ayant une ligne éditoriale critique vis-à-vis du pouvoir algérien, la condamnation des journalistes pour diffamation et ce, pour tout article critique et/ou mettant en cause les dignitaires au pouvoir, les militaires en premier lieu; il n'y a qu'à faire un tour le mardi au tribunal d'Alger, à la section "délit de presse", pour se rendre compte du phénomène de la répression des journalistes. Le gros des dossiers est inhérent aux articles jugés diffamatoire à l'encontre du président, des ministres, des préfets, des généreaux...Les médias lourds sont toujours sous le contrôle direct de la présidence qui attache une grande importance à l'exclusion du débat contradictoire de l'antenne et à la consécration de la propagande faisant l'éloge du président, à la manière staliniène.Des exemples quant au caractère dictatorial du pouvoir algérien, on peut en citer à sans limites: un autre exemple: le traitement réservé à la Kabylie et à son combat pour la défense et promotion de ses culture, langue et identité kabyles, à sa lutte pour la laïcité, la modernité, la démocratie.Tout un programme pour une véritable république démocratique. Le résultat:123 morts, 5000 blessés...

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