Allemagne : Schröder, donné partant, toujours présent

le 28 septembre 2005 à 16h02 , mis à jour le 28 septembre 2005 à 17h59

La presse allemande spécule sur un retrait du chancelier sortant. Mais il devait être sur le pont mercredi pour une nouvelle rencontre de son parti avec les conservateurs menés par Angela Merkel. Objet des discussions : une grande coalition.

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Pour Gerhard Schröder, il ne fait pas de doute qu'il y aura bientôt en Allemagne un "gouvernement solide sous la forme d'une grande coalition". Le chancelier sortant s'exprimait mardi devant les eurodéputés à Strasbourg, à la veille d'une nouvelle rencontre entre son parti, le SPD, et les conservateurs de la CDU/CSU. A priori, le face-à-face devait se passer au sommet, entre Schröder et son adversaire Angela Merkel.

Pourtant, même s'il semble vouloir se battre jusqu'au bout pour conserver son poste, Schröder "n'a rien dit sur son propre rôle" dans une éventuelle coalition, a remarqué le quotidien berlinois Tagesspiegel. Selon le journal Süddeutsche Zeitung, le SPD envisage maintenant de proposer Franz Müntefering, son président, fidèle d'entre les fidèles de Gerhard Schröder, comme vice-chancelier si le parti adverse est prêt à renoncer à Angela Merkel pour la chancellerie. Plusieurs hauts responsables du SPD ont rétorqué qu'il s'agissait de "pures spéculations". A droite, on maintenait qu'une grande coalition ne pourrait voir le jour que si elle était dirigée par Angela Merkel.

"De nombreux pas" 

Quelle que soit l'issue des discussions de mercredi, le dirigeant de la CSU, l'aile bavaroise de la CDU, Edmund Stoiber, a fait part de son intention de participer à un gouvernement fédéral si "un programme raisonnable" est élaboré avec le SPD. La réunion de mercredi devait permettre d'aborder des dossiers concrets, parmi lesquels le budget, la couverture maladie et les retraites. Angela Merkel a estimé que chrétiens-démocrates et sociaux-démocrates devraient encore parcourir "de nombreux pas" avant d'espérer parvenir à une alliance en vue de gouverner.

Ayant recueilli seulement 35,2% des suffrages, la CDU-CSU est tributaire d'un partenaire de coalition pour former un gouvernement. Le SPD, avec ses 34,3%, est le seul parti à même d'offrir aux conservateurs la majorité absolue requise. La grande coalition, déjà expérimentée entre 1966 et 1969, est favorisée par une majorité relative de 45% d'Allemands, selon un récent sondage.

(Images d'archives)

le 28 septembre 2005 à 16:02
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2 Commentaires

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  • Eric, le 28/09/2005 à 21h26

    Que c'est beau une démocratie! Quelle est la diffèrence avec les régimes que nous critiquons?

  • Pirate, le 28/09/2005 à 17h58

    Esperons que l'economie de l'Allemagne ne va pas souffrir. L'Europe n'a pas besoin de ca. Ne serait il pas malin de revoir le modele de constitution de l'Allemagne qui peut donner ce genre de resultats ? Bon courage Allemagne.

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