L'Europe retient son souffle

le 18 septembre 2005 à 22h43 , mis à jour le 19 septembre 2005 à 00h02

Les estimations ne donnaient dimanche soir aucun vainqueur indiscuté aux élections législatives anticipées en Allemagne. Ce qui a suscité de premières réactions indécises dans l'Union européeenne, où l'on s'interrogeait sur la capacité de l'Allemagne à se trouver un gouvernement.

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L'issue incertaine des élections législatives allemandes dimanche a surpris à l'étranger où les premières réactions soulignaient les difficultés à trouver une prochaine équipe pour diriger le pays. "Angela Merkel aura beaucoup de mal à former un gouvernement", a estimé l'ancien Premier ministre danois, Poul Nyrup Rasmussen, président du Parti des socialistes européens (PSE), avant de se réjouir de ce que l'Europe se voit ainsi épargner "le pire des politiques néo-libérales d'Angela Merkel".

Le Premier ministre social-démocrate suédois Göran Persson a estimé pour sa part "naturel" dimanche soir que le chancelier allemand Gerhard Schröder veuille rester en place et former un nouveau gouvernement. En revanche, selon lui le résultat de la CDU/CSU est "catastrophique, alors que, dans les sondages, la victoire était certaine".

Satisfaction des socialistes européens

La CDU/CSU allemande se trouve dans une "situation difficile" car "ils n'ont pas la majorité nécessaire pour un changement de politique", a relevé Reinhold Lopatka, le secrétaire-général de l'ÖVP, le parti frère conservateur autrichien au pouvoir. Même surprise à Varsovie, où l'ancien président polonais Lech Walesa s'est interrogé "sur ce que les Allemands vont faire maintenant". Le chef du Parti Populaire espagnol (PP, opposition) Mariano Rajoy a félicité dimanche Angela Merkel pour sa "victoire" aux législatives en Allemagne, dont les résultats ont également été salués comme une victoire de la gauche par les partis socialiste (au pouvoir) et communiste.

Les socialistes européens relevaient, non sans satisfaction, que Mme Merkel avait reçu tout sauf un chèque en blanc des électeurs et se félicitaient même du score réalisé après sept ans au gouvernement par le chancelier sortant Gerhard Schröder, dont le parti recule à 34,2% (38,5 en 2002). "Je suis persuadé que si la campagne électorale se poursuivait encore pendant quinze jours, il gagnerait", a estimé le Premier ministre social-démocrate tchèque Jiri Paroubek, saluant un "succès remarquable" de Schröder qualifié de "grand combattant doté d'un charisme exceptionnel".

Photo d'ouverture : montage. A gauche, Angela Merkel ; à droite, Gerhard Schröder - DR

le 18 septembre 2005 à 22:43
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