© DR"Il n'y a aucune raison de rester ici. Il n'y a pas d'emplois, pas de maisons où aller, pas d'hôtels", la cité est "complètement détruite" par le cyclone. Le numéro deux de la police de la Nouvelle-Orléans, Warren Riley, a dû rappeler lundi la nécessité d'évacuer la métropole de Louisiane dévastée il y a une semaine par le cyclone Katrina.
Et les évacuations se sont poursuivies mardi dans les quartiers les plus touchés de la ville. Avec difficulté parfois, de nombreuses personnes qui ont réussi à survivre chez elles pendant la semaine la plus dure refusant de quitter la cité maintenant. Lundi, les habitants des quartiers les moins touchés par les inondations ont pu rentrer provisoirement, le temps d'examiner les dégâts et prendre quelques affaires. Warrren Riley de résumer la situation : "Il n'y a plus rien à faire ici". La population de La Nouvelle-Orléans s'élevait avant l'arrivée du cyclone lundi dernier à 485.000 personnes, à 1,4 million avec la banlieue.
"Morgues mobiles"
Pour évacuer les vivants ou ramasser les morts, les secouristes, policiers ou soldats continuaient à parcourir l'agglomération, mais le faisaient maintenant dans une ville redevenue calme, après le chaos total des premiers jours. La police a notamment imposé, et fait respecter, un couvre-feu total, pour contrer les gangs criminels qui avaient fait régner la terreur la semaine dernière. Des camions réfrigérés, surnommés "morgues mobiles" par le maire Ray Nagin, ont commencé à sillonner les rues de la cité pour la débarrasser des cadavres se décomposant en plein air. Une morgue, capable de recevoir plus de 5.000 corps, a été mise en place près de Bâton Rouge, la capitale administrative de la Louisiane.
Un nouveau bilan très provisoire des victimes du cyclone Katrina à La Nouvelle-Orléans s'établissait lundi à 71 morts, portant le total des morts confirmées à 230 en Louisiane, Mississippi et Floride. Mais un parlementaire parlait toujours lundi d'un possible chiffre de 10.000 tués. Et lundi soir, plus de 273.000 personnes déplacées étaient hébergées dans 16 Etats. La plus importante digue, qui avait cédé sous l'effet des pluies diluviennes ayant suivi le cyclone, a enfin été colmatée, et les opérations de pompage de l'eau saumâtre répandue à la Nouvelle-Orléans ont commencé.
"De son mieux"
Lundi, le président George W. Bush, pour sa deuxième visite dans la région, a assuré que son gouvernement faisait "de son mieux" pour venir en aide aux victimes. Un porte-avions est arrivé lundi soir au large de la ville. L'aide a également commencé à parvenir sur la côte sud du Mississippi mais, une semaine après Katrina, nombre de sinistrés devaient encore compter sur la seule solidarité du voisinage ou sur les initiatives individuelles. Deux bateaux de croisière étaient attendus dans les villes côtières de Galveston (Texas) pour accueillir quelque 2.364 réfugiés et de Mobile (Alabama) pour 1.848 autres "déplacés". Et le gouverneur de l'Etat de Louisiane, Kathleen Blanco, a promis à l'issue d'une rencontre avec le président Bush un "plan Marshall pour reconstruire la Louisiane".
Les prix du brut ont reculé sous l'effet des promesses d'aide en produits pétroliers adressées par les pays développés aux Etats-Unis, dissipant en partie les inquiétudes sur les pertes de production provoquées par Katrina.
Par ailleurs, un nouveau cyclone, baptisé Maria, le premier depuis Katrina, a été signalé dans l'Atlantique par le Centre national des ouragans (NHC). Selon les prévisions du NHC, ce cyclone ne devrait pas toucher les côtes américaines, sauf si sa trajectoire varie dans les prochains jours.
A la recherche de Français |
Les autorités françaises ont dit être toujours sans nouvelle de 30 à 40 de leurs ressortissants dans la région de La Nouvelle-Orléans, après une première mission du consul général de France dans la ville dévastée. |
Retour MYTF1
Chargement en cours...




