
Le gouvernement fédéral américain, prenant la mesure de l'ampleur de la catastrophe, a annoncé une mobilisation sans précédent pour venir en aide aux victimes du cyclone Katrina. Alors que les responsables de Louisiane et du Mississippi évoquent la possibilité de milliers de victimes et que les images de régions entières englouties passent en boucle à la télévision, les autorités fédérales sont montées au créneau dans un travail d'équipe inédit. Le désastre est "une des pires catastrophes naturelles de l'histoire" du pays, a estimé le président américain George W. Bush. "Le retour à la normale prendra du temps. Il prendra des années", a-t-il ajouté. "Les défis auxquels nous sommes confrontés sur le terrain sont sans précédent (...) Aujourd'hui, tout semble terriblement sombre pour ceux qui ont été touchés. Je le comprends, mais je suis sûr qu'avec le temps, votre vie reprendra son cours", a-t-il dit en s'adressant aux victimes du cyclone.
Le président a précisé que les efforts étaient actuellement concentrés sur "trois priorités". "Notre première priorité est de sauver des vies. Nous aidons les responsables locaux à La Nouvelle-Orléans à évacuer les citoyens qui restent dans la zone affectée", a-t-il dit. "Notre deuxième priorité est de fournir de la nourriture, de l'eau et un abri aux citoyens déplacés", a-t-il ajouté. La troisième priorité est de "rétablir l'électricité et les lignes de communication qui ont été anéanties pendant le cyclone".
Vacances écourtées
Avant d'écourter ses vacances et de rentrer à Washington, le président avait présidé une cellule de crise sur les conséquences du cyclone. Dans son ranch, il avait également tenu une vidéo-conférence avec son équipe à la Maison Blanche, les autorités de La Nouvelle-Orléans et le vice-président Dick Cheney qui se trouve dans le Wyoming. M. Bush devrait se rendre sur les lieux ravagés par le cyclone en Louisiane et dans le Mississippi vendredi ou samedi.
Sur le chemin du retour vers la capitale fédérale, l'avion présidentiel s'était dérouté de son trajet initial pour survoler à basse altitude durant 35 minutes les régions de Louisiane, du Mississippi et d'Alabama, dévastés par le cyclone. Son avion a notamment brièvement survolé La Nouvelle-Orléans, ville particulièrement touchée. M. Chertoff a rappelé que "la situation dans toutes les zones affectées demeurait très dangereuse" et demandé aux habitants de "rester dans les abris et de suivre les intructions des autorités locales". Les autorités fédérales avancent également les risques sanitaires posés par les inondations. Evoquant les pillages qui se sont produits dans les zones sinistrées, le sous-secrétaire à la Défense pour la sécurité intérieure a estimé que les forces de l'ordre locales et la Garde Nationale étaient à même de préserver l'ordre public.
| Bush sur place vendredi |
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