Raz-de-marée pro-Koizumi

le 11 septembre 2005 à 10h31 , mis à jour le 12 septembre 2005 à 13h07

Donné grand favori, le Premier ministre Koizumi est sorti très largement vainqueur des législatives qui se déroulaient ce dimanche au Japon. Sa formation, le Parti libéral-démocrate, a obtenu facilement la majorité absolue à la Chambre des représentants.

Junichiro Koizumi Premier ministre japonais crise des otages © lci

C'est une victoire historique pour le Parti libéral-démocrate (PLD) du Premier ministre Junichiro Koizumi. Il a obtenu 296 élus sur 480 à la Chambre des représentants lors des législatives de dimanche au Japon. Soit un score historique de 61,7% des sièges. Parallèlement, le principal parti d'opposition, Le Parti démocrate du Japon (PDJ), est sorti laminé du scrutin.

Ce résultat apparaît surtout comme un triomphe personnel pour Junichiro Koizumi, un libéral populiste qui avait fait de ce scrutin un véritable référendum sur sa politique de réformes, en particulier la privatisation des tentaculaires services postaux. Si les résultats officiels confirment ces estimations, ce sera la première fois depuis quinze ans au Japon qu'un parti pourra gouverner sans avoir besoin de passer des alliances avec d'autres formations au Parlement.

Le principal parti d'opposition écrasé

Ces élections anticipées, très suivies par l'opinion et les médias, étaient considérées comme les plus importantes au Japon depuis au moins dix ans, sinon cinquante. Un total de 1.131 candidats se disputaient les 480 sièges de députés. Le Premier ministre comme le chef de l'opposition avaient promis de démissionner de la présidence de leur parti en cas de défaite.

Le Parti démocrate du Japon (PDJ), principale force d'opposition, a subi un revers très cuisant, ne remportant que 113 sièges, contre 177 précédemment. Le parti boudhiste Komeito, allié du PLD de M. Koizumi, a enregistré un léger recul, passant de 34 à 31 sièges. A gauche, le Parti communiste du Japon (PCJ) a conservé ses neuf sièges, tandis que le Parti social démocrate (PSD, ex-socialiste) a obtenu sept sièges, deux de plus qu'auparavant.

"Je veux remercier le peuple. Au vu des résultats, je pense que le peuple a émis un verdict favorable à la réforme postale", s'est réjoui Junichiro Koizumi lors d'une intervention télévisée depuis le siège du PLD. "Je me rends compte de la brutalité des résultats. Je les accepte avec gravité", a simplement déclaré pour sa part le chef de l'opposition japonaise, Katsuya Okada. Il a mis à exécution sa promesse de démissionner quelques heures plus tard.

photo : Junichiro Koizumi

le 11 septembre 2005 à 10:31
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4 Commentaires

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  • LiuBei, le 12/09/2005 à 11h34

    Je tiens à signaler que cet homme est un danger public ! Il est responsable des émeutes en chine anti-japonaise ! En se rendant sur des sites mémoriaux et en rendant hommage à des criminels de guerre japonnais, cet homme minimise les atrocités perpétrées par l'armée japonaise en chine. Ce qui a pour effet d'entretenir la haine qui existe entre ces deux peuples !

  • Vava, le 12/09/2005 à 03h35

    Votre qualification de J.K de "liberal populiste" est parfaitement abusive. Il se situe dans la ligne de son parti pour ses valeurs, mais adopte une attitude favorable aux reformes. Il se rapprocherait donc beucoup plus d'un nicols sarkozy que d'un de Villiers ou d'un Le Pen. Remettre son mandat en jeu pour une reforme, a ma connaissance, seul De Gaulle l'avait fait en 69. Du reste, il louvoie autant que tout homme politique habile. Attention donc aux cliches et merci de faire preuve d'impartialite

  • Mika, le 11/09/2005 à 18h20

    Bravo aux Japonais. Ils ont pris une excellente décision, le Japon entre dans la modernité avec une longueur d'avance sur les autres pays. Koizumi symbolisme la jeunesse nippone dans son souhait de dérigidifier l'actuelle structure de société.

  • Gerald, le 11/09/2005 à 17h44

    Voilà qui montre la grande maturité du peuple japonais. On ne peut en dire autant du français qui a montré lors du dernier référendum son côté enfantin, pour ne pas dire plus.

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