Sortie de piste à Toronto : désaccord dans le cockpit ?

le 15 septembre 2005 à 07h34 , mis à jour le 15 septembre 2005 à 21h35

Selon le Figaro, douze secondes se sont écoulées entre le toucher des roues et la mise en oeuvre de l'inversion de poussée de l'A340 d'Air France sorti de piste le 2 août à Toronto. Un délai excessif.

lciToronto (Canada), 2 août – Alors que plusieurs accidents d'avion meurtriers ont eu lieu les jours précédents, un Airbus A340 d'Air France rate son atterrissage à l'aéroport Pearson en raison des mauvaises conditions météo. Miraculeusement, aucune victime n'est à déplorer parmi les 309 passagers et membres d'équipage. Ce crash d'une compagnie sûre fait enfler la polémique sur la sécurité aérienne. DR © lci

Le Figaro révèle jeudi que douze longues secondes se sont écoulées entre le toucher des roues du train principal et la mise en oeuvre de l'inversion de poussée de l'Airbus A340 d'Air France sorti de  piste le 2 août à Toronto. "Ces douze secondes, délai que les spécialistes jugent excessif,  apparaissent dans une des boîtes noires analysées par les enquêteurs canadiens avec le concours du BEA français et d'Airbus", rapporte le quotidien qui ne cite  pas ses sources.

Selon le Figaro, "il est vraisemblable que le copilote, aux commandes pour cet atterrissage, et le commandant de bord, alors chargé des liaisons radio et de la gestion des systèmes, aient eu un désaccord". Le journal annonce que la publication des enregistrements du CVR (Cockpit Voice Recorder) est prévue le 4 octobre, et "montrera si cela a bien été le cas".

Conditions météo mal estimées ?

"Au début, seuls les freins des roues, moins efficaces sur une piste détrempée - comme c'était le cas avec les trombes d'eau qui s'abattaient ce  jour-là sur la métropole canadienne - ont été actionnés. A la vitesse de 120  noeuds (220 km/h), pas moins de 700 mètres ont été parcourus sans le freinage maximal", précise le Figaro.

"Autre élément aggravant, les conditions communiquées par la tour de contrôle donnaient du vent de trois quarts modéré (11 noeuds) alors que la boîte noire de l'Airbus indique 23 noeuds de travers au toucher des roues", ajoute le journal. 

L'Airbus d'Air France est sorti de la piste à une vitesse de quelque 150  km/h, pour finir sa course dans un fossé 200 m plus loin, avant de prendre feu. L'évacuation a pu se dérouler très rapidement et aucun des 309 passagers et  membres d'équipage n'a perdu la vie dans l'accident.

d'après AFP

le 15 septembre 2005 à 07:34
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13 Commentaires

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  • Billy, le 15/09/2005 à 19h49

    Le recrutement et la formation des pilotes d'Air France est a revoir. J'ai passe les selections d'Air France et leurs tests sont completement inadaptes et on prendra de preference un fils de commandant de bord qui n'a pas une seule heure de vol(et qui ne comprend pas l'anglais) a celui qui en a 1000 et qui sait parler anglais. Le taux d'accident des compagnies europeennes est superieres a celui des compagnies nord americaines... Cherchez l'erreur.

  • Arnaud, le 15/09/2005 à 15h39

    BRAVO, mais bravo de quoi.....la compagnie la plus chere au monde n est meme pas cappable d'avoir des pilotes qui se comprennent, alors qu'une remise de gas semblait evidente.

  • Patrick, le 15/09/2005 à 15h34

    Ben non Martine, le temps est élastique et les secondes ne durent pas pareil suivant notre vitesse. Demandez à Albert...

  • Muller, le 15/09/2005 à 14h57

    Malgré les intempéries et une tour de contrôle défaillante,l'équipage a réussi à poser l'appareil et à réaliser l'évacuation sans aucune victime,c'est scandaleux!...Vu la "justice"Française ils méritent plusieurs années de prison;par contre les d'jeunes incendiaires de l'Hay-les roses écoperont de 6 mois dont 12 avec sursis et obligation de se soigner....

  • Le sagard, le 15/09/2005 à 14h19

    Quand un avion d'une grande compagnie se crash c'est la faute aux pilotes,si c'est un vol charter c'est la faute de l'avion.Et si il y a un doute,comme l'airbus du Mont saint odile,on fait trainer la justice pour finir en cul-de-sac.

  • John-Lewis, le 15/09/2005 à 14h17

    À ces 700 mètres sans freinage maximal, il convient d'ajouter les 1200 mts qui ont été franchis avant que l'avion ne touche le sol. Cela fait beaucoup pour pouvoir s'arrêter à temps sur une piste détrempée, sauf à actionner alors le freinage d'urgence et encore... Quand à la différence de vitesse du vent entre celle indiquée par la tour et celle enregistrée dans la boîte noire, rien de très surprenant en de telles circonstances.

  • Martine, le 15/09/2005 à 11h48

    12 LONGUES secondes .... Pourquoi "Longues" ? les secondes ont toutes la même durée ...

  • Tom, le 15/09/2005 à 10h52

    Bravo aux pilotes qui ont resussi a sauver les 309 passager et equipages. Cet aterrissage s est effectue dans des conditions climatiques extremes. Si ma famille avait ete dans l avion, j aurai ete tres tres content de la conclusion - pas de morts. Seulement un Airbus a racheter pour Air France ! C est quand meme mieux que tous les autres catastrophes qui ont affectee le monde depuis 4 mois, non ?

  • Sebastien, le 15/09/2005 à 10h31

    Enfin bon, si la piste ne dispose que de 700m de marge, elle n'est pas vraiment adaptée à l'atérissage d'un A340 ni d'un B747. Par contre, les 12 secondes sont peut être dues à la perte de contrôle de l'appareil dès qu'il a posé les roues (aqua planing par exemple).

  • Robert, le 15/09/2005 à 09h49

    Malheureusement, il sera toujours plus facile de trouver une erreur humaine qu'une défaillance airbus, trop de fric est en jeu.

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