
Le Proche-Orient renoue avec la spirale de la violence. Ce matin, une force de l'armée israélienne a pénétré dans la ville de Ramallah en Cisjordanie. La force, composée de vingt jeeps a pris position dans un des quartiers situés dans le sud-ouest de la ville, ont annoncé des sources palestiniennes. Quelques heures plutôt, des hélicoptères israéliens ont une nouvelle fois tiré des roquettes sur la ville de Gaza et sur Khan Younes dans le sud de la bande de Gaza. L'un de ces raids ciblés a tué Mohammed al-Cheikh Khalil, un des dirigeants de la branche armée du Jihad islamique, et un autre membre de ce groupe. Par ailleurs, Tsahal a procédé au cours des dernières 24 heures à l'arrestation de plus de 250 activistes paliestiniens, notamment des islamistes du Hamas et du Jihad islamique. Dans la soirée, le dirigeant du Hamas dans la bande de Gaza, Mahmoud Zahar, a annoncé "la fin de ses opérations à partir de la bande de Gaza. Cette décision a été prise avec le souci de tenir compte des intérêts du peuple palestinien et selon l'engagement pris par le Hamas de respecter une trêve de facto dans ses attaques anti-israéliennes jusqu'à la fin de l'année", a-t-il ajouté.
Ariel Sharon avait ordonné plus tôt à ses troupes de poursuivre "sans limitation" les frappes aériennes et les liquidations ciblées contre les islamistes palestiniens pour les empêcher de tirer sur Israël. Une mise en garde lancée après qu'une pluie de roquettes tirées par des groupes palestiniens, notamment le Hamas, se fut abattue ce week-end sur le sud d'Israël, faisant six blessés. Ces tirs ont été suivis d'une série de raids israéliens samedi et dimanche contre la bande de Gaza. Le dirigeant palestinien Mahmoud Abbas a estimé que ces raids et la campagne massive d'arrestations en Cisjordanie étaient "injustifiés". Mahmoud Abbas s'est néanmoins dit toujours prêt à rencontrer le 2 octobre Ariel Sharon, pour leurs premiers entretiens depuis le retrait israélien de Gaza. "Cette rencontre va probablement être annulée", a de son côté déclaré un responsable israélien.
Un projet de "zones tampons de sécurité"
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| Ariel Sharon devant le Likoud |
Une position de grande fermeté destinée sans doute autant à obtenir le calme du côté de la bande de Gaza, qu'à rassurer ses propres troupes du Likoud, où Ariel Sharon se trouve en position difficile. Ainsi, s'il n'a pu prononcer son discours de vive voix dimanche soir, c'est bien en raison d'un sabotage des micros. L'un de ses opposants aurait jeté de l'eau sur les câbles. Une mésaventure qui tombe au pus mal. Les 3.000 membres du comité central du Likoud doivent voter ce lundi sur la date des primaires pour désigner celui qui mènera le grand parti de la droite aux prochaines législatives. En cas d'échec face à son rival Benjamin Netanyahu, l'ancien ministre des Finances, Sharon serait destitué de la direction du grand parti de la droite pour les prochaines législatives. Dans ce cas, selon les commentateurs, il pourrait créer son propre parti qui ferait concurrence au Likoud.
Photo d'ouverture : la campagne d'arrestations dans la bande de Gaza - DR
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