UE-Turquie : ça bloque avec l'Autriche

Par Par F.A., le 29 septembre 2005 à 15h17 , mis à jour le 02 octobre 2005 à 13h58

En raison de l'opposition de Vienne qui souhaite une alternative à l'adhésion d'Ankara à l'issue du processus, le cadre des négociations avec la Turquie, qui doivent s'ouvrir lundi, n'a pas été adopté. Les ministres des Affaires étrangères se réuniront dimanche pour trouver une solution.

drapeau turquie drapeau © INTERNE

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Les négociations entre l'UE et la Turquie, qui débutent normalement lundi, doivent-elles envisager une autre solution que l'adhésion ? C'est la dernière question à laquelle les 25 sont confrontés avant l'ouverture des pourparlers. Pour la Turquie, il n'en est pas question : le processus doit s'achever obligatoirement par son entrée effective dans l'UE, Ankara se disant même prêt à abandonner sa candidature au cas où on lui propose un "partenariat privilégié". Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a d'ailleurs estimé dimanche que l'Union européenne devait choisir entre une position d'"acteur mondial", si elle entame lundi des négociations d'adhésion avec la Turquie, ou de "club chrétien" si elle rejette la candidature d'Ankara.

Pour 24 membres, l'objectif des pourparlers est l'adhésion, mais dans un processus ouvert et sans garantie, comme l'a souhaité la Commission européenne en juin. Pour l'Autriche, en revanche, le cadre de négociations, discuté normalement par les ambassadeurs des Etats membres, doit justement prévoir une solution alternative ou du moins intérimaire, "au cas où l'UE n'aurait pas la capacité d'absorber la Turquie ou au cas où la Turquie ne remplirait pas tous les critères".

L'Autriche veut aussi la Croatie

Résultat : le refus de Vienne bloque l'adoption du texte. Or sans cadre de négociations, il ne peut y avoir d'ouverture des pourparlers. "Nous ne faisons pas de menaces mais nous voulons plus d'éléments positifs dans le cadre de négociations" explique le chancelier Wolfgang Schüssel. Pour dénouer cette nouvelle mini-crise, ce sont les ministres des Affaires étrangères eux-mêmes qui se retrouveront dimanche soir.

Vienne, sans lier officiellement les deux dossiers, réclame également l'ouverture des négociations avec la Croatie, reportée au dernier moment en mars en raison d'un manque de coopération de Zagreb avec le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie. "Si nous faisons confiance à la Turquie pour faire plus de progrès nous devrions aussi faire confiance à la Croatie" estime Wolfgang Schüssel. "Il est dans l'intérêt de l'Europe de commencer des négociations avec la Croatie immédiatement" ajoute-t-il, dénonçant la politique de "deux poids deux mesures" de l'UE.

60% de Français contre l'adhésion turque


Selon un sondage Ifop-Valeurs actuelles, 60% des Français sont contre l'entrée de la Turquie dans l'UE, contre 35% pour.

Interrogé sur le blocage autrichien lors de sa conférence de presse de jeudi, Dominique de Villepin a souligné que la France tient à ce que le processus soit "clairement contrôlé", en rappelant que l'adhésion turque serait soumise à l'approbation des Français par référendum.

Par Par F.A. le 29 septembre 2005 à 15:17
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25 Commentaires

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  • Breton, le 30/09/2005 à 11h37

    NON A L ENTREE DE LA TURQUIE

  • Juan, le 30/09/2005 à 11h21

    Mais où s'arrêtera l'Europe ?

  • Maddy, le 30/09/2005 à 08h28

    J'ai habité et travaillé en Turquie, et en dehors d'Istanbul qui reste une ville relativement ouverte vers l'Europe pour le reste du pays c'est le moyen-âge... J'ai fini par démissionner car pour une femme non turc il était très difficile de diriger des hommes. Ce pays n'est pas prêt à s'ouvrir, ils ne se sentent pas européens. De plus le temps d'Ataturk le laïc est bien loin et les religieux sont de retour dans les provinces.

  • Ced, le 30/09/2005 à 02h47

    Navrant de lire certaine reactions qui suggere que c'est de la faute de la truquie si l'europe coule et que sans la turquie c'est l'europe forte qui va couler les USA. Hello!!!??? La turquie n'est pas dans l'europe donc elle n'est pas responsable de la situation actuelle de l'europe. Avec une croissance de 10% vous ferez mieux de voter OUI les francais, pour une fois, ca vous chengera du NON habituel.

  • Francois, le 29/09/2005 à 18h10

    Et pourquoi pas l'Iraq et le Pakistan dans l'europe tant qu'on y est?

  • Regis, le 29/09/2005 à 17h41

    Ca fait plaisir de voir ca :-) les politiques francais auront ils le meme courage? j'en doute..... NON A LA TURQUIE

  • Pirate, le 29/09/2005 à 17h41

    Deja que l'Europe n'est pas capable de digerer les 10 nouveaux entrants je ne voit pas comment digerer 60 millions d'ASIATIQUES (qui vont devenir 100M d'ici l'adhesion). Les Empires chutent souvent a cause d'une trop grande expansion. Sur ce sujet l'Autriche a le courage politique que nous n'avons pas.

  • Cynthia, le 29/09/2005 à 17h38

    Heuresement que l'Autriche est là; en France faut pas compter sur Chirac pour respecter l'avis ultra majoritaire du peuple français.

  • Laurent, le 29/09/2005 à 17h36

    A Vincent, de Paris : Pierre n'a peux etre pas la science infuse mais il exprime ce que plus de 2/3 des français veulent : le refus par l'UE de l'entrée de la Turquie. Il peux donc y avoir débat, mais le résultat doit etre le rejet de la candidature turque, puisque souhaitée par une grande majorité d'européens. On parle du génocide arménien, mais on oublie le génocide des Assyrien-syriaque et des Assyro-chaldéen (chrétiens orthodoxes) que la Turquie n'a jamais non plus reconnu. Quelques infos sur ce génocide : http://fr.wikipedia.org/wiki/G%C3%A9nocide_assyrien

  • Jerome, le 29/09/2005 à 17h30

    Encore une fois, tout est mélangé. Joss, le referendum n'avait rien a voir avec l'adhésion ou non de la Turquie. Y en a assez de lire des commentaires aussi peu fondés, juste pour se plaindouiller. Les Français ne sont pas les victimes d'un système, ils sont le système. Ils se mettent eux-mêmes un boulet dans les mains et surtout que personne ne l'enlève. Mon Dieu le changement quelle horreur ! Réveille. Un peu de recule et d'objectivité que diable.

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