© AFPLes Forces de l'ordre ivoiriennes ont dispersé dimanche à Abidjan par des tirs en l'air à balles réelles et des grenades lacrymogènes près de 400 manifestants d'opposition qui voulaient se rendre à la résidence du président Laurent Gbagbo.
Ces jeunes venaient de participer à un meeting de jeunes de l'opposition et ont tenté de franchir un cordon de sécurité constitué de gendarmes, de policiers et de militaires, malgré les ordres de dispersion dans le calme des organisateurs.
Des blessés
Lors de cette dispersion, à la sortie du stade du quartier populaire de Treichville, certains militants ont commencé à enflammer des morceaux de bois, puis ont tenté de franchir le cordon des forces de sécurité en affirmant vouloir se rendre à la résidence du président Gbagbo, située à plusieurs kilomètres de là.
Les manifestants ont été rapidement dispersés un quart d'heure plus tard. La grande majorité d'entre eux sont rentrés en autobus ou à pied. Lors de la charge des forces de sécurité qui s'en est suivie "quelques manifestants" ont été légèrement blessés dans la bousculade, a indiqué un membre de la Croix rouge ivoirienne à l'AFP.
Sine Die
Le meeting a réuni près de 4.000 jeunes, selon les estimations des journalistes sur place, qui réclamaient le départ de M. Gbagbo. Ce rassemblement avait commencé dans une ambiance festive, qui a commencé à se dégrader à l'annonce de l'agression par des militants favorables au président Gbagbo, d'un autobus transportant des jeunes de l'opposition, qui a fait cinq blessés. Rassemblement également à Bouaké, le fief de la rébellion où des groupes de jeunes, le front ceint de bandeaux jaunes et arborant des T-shirt ont demandé le départ de M. Gbagbo.
L'opposition ivoirienne "récuse" M. Gbagbo comme "chef de l'Etat" de la transition en dépit de la décision du Conseil de sécurité de le maintenir à son poste après le 30 octobre, date de la fin de son mandat, en raison de l'impossibilité d'organiser une présidentielle. Initialement prévue le 30 octobre, elle a été reportée sine die, en raison de la persistance de la crise politico-militaire que vit le pays depuis septembre 2002. Les opposants ont déclaré considérer M. Gbagbo comme un simple citoyen à compter du 30 octobre.
(Lors du meeting à Abidjan/AFP ISSOUF SANOGO)
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