
Le Conseil de sécurité de l'Onu a adopté lundi à l'unanimité une résolution sommant la Syrie de coopérer à l'enquête sur l'assassinat de l'ancien Premier ministre libanais. Cette résolution, numérotée 1636, ne contient pas de menace claire de sanctions à l'égard de la Syrie si elle ne coopérait pas. Elle se contente de mentionner qu'en pareil cas, le Conseil "pourra, si nécessaire, envisager d'autres mesures".
Le préambule de la résolution signale toutefois que le Conseil agit "aux termes de l'article VII de la Charte". Ce chapitre concerne "l'action en cas de menace contre la paix, de rupture de la paix et d'acte d'agression". C'est celui sur lequel se base le Conseil pour prendre des sanctions, voire pour aller plus loin avec un possible recours à la force. Le texte, qui contenait initialement une menace implicite d'un recours à des sanctions économiques ou diplomatiques à l'égard de Damas, a été édulcoré par ses trois parrains (Etats-Unis, France et Grande-Bretagne) pour obtenir l'unanimité du Conseil. Il s'agissait d'obtenir l'assentiment de la Chine, de la Russie et de l'Algérie, hostiles par principe à l'utilisation par le Conseil de la menace de sanctions.
Rafic Hariri a été tué le 14 février dans un attentat à l'explosif à Beyrouth, ou les services de renseignement militaire syriens jouissaient à l'époque d'une influence déterminante.
D'après AFP
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