Avant l'arrivée de Wilma, les habitants ont protégé leur maison en les recouvrant avec des volets en bois. Ici, le couple Bellefontaine à Sebastian, près de Vero Beach, sur la côte est de la Floride. © Véronique Bellefontaine/DRSL'ouragan Wilma a atteint la Floride lundi matin, après s'être renforcé en catégorie 3. Ses vents dépassent les 180 km/h. La mer pourrait monter de 2,5 mètres au dessus de la normale dans la Baie de Floride et sur les îles Keys. Faute de temps, les consignes d'évacuations ont été levées. Les habitants des zones côtières n'ont plus désormais qu'à rester à l'abri.
Logée dans un building des années 60, à quelques mètres de la mer sur Miami Beach, Janick Mouzin avait bien des difficultés à trouver le sommeil dans la nuit de dimanche à lundi. "Il est maintenant 4h30 du matin, nous ressentons déjà bien les premiers effets du cyclone. J'entends le vent très fort dehors, des rafales régulières et la pluie qui vient de commencer. Je vois les palmiers en bas du building qui s'agitent dans tous les sens, comme de vulgaires balais que l'on secoue".
"C'est assez stressant"
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| Les fenêtres sont isolées contre les infiltrations de pluie (J. Mouzin/dr) |
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Les Bellefontaine se retranchent dans |
Prêts pour le siège
Sur l'île de Miami Beach, face à Miami, dans le Dade County, Janick Mouzin nous indiquait dimanche que les gens avaient préféré rester chez eux, tout en se préparant au siège. "J'ai pu ainsi voir dès jeudi soir des stations services à court de carburant", expliquait Janick Mouzin qui s'est contentée d'acheter "de l'eau, de la nourriture, des bougies et une glacière en cas de coupure de courant". "Comme il est de coutume, nous devrions nous réunir avec des amis afin de vivre l'événement de la manière la plus conviviale possible", poursuivait la Française.
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| L'Octogon Tower à Miami Beach avant le cyclone (Janick Mouzin/tf1.fr) |
Les autorités semblaient aussi sur le pied de guerre, en particulier dans les zones les plus a risques sur la côte ouest : les villes de Naples et Marco Island ainsi que les Keys. Des dizaines d'hélicoptères militaires ont été réquisitionnés, des millions de repas préparés, etc.
"L'université publique de Miami FIU sert déjà de refuge aux personnes évacuées des Keys, aux locaux logeant dans des habitations trop précaires, susceptibles d'être endommagées et aux sans-abri", expliquait alors Janick Mouzin.
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à dstraus@tf1.fr et agautier@tf1.fr
(Image d'ouverture - Véronique Bellefontaine - tf1.fr)
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