Pakistan : de nouvelles secousses sèment la panique

le 13 octobre 2005 à 08h13 , mis à jour le 13 octobre 2005 à 21h58

Un tremblement de terre d'une magnitude de 5,5 sur l'échelle de Richter a de nouveau secoué jeudi matin le nord du Pakistan, ne provoquant pas de dégâts mais d'importantes scènes de panique.

survivants_seisme_cachemire_muzaffarabad

Un tremblement de terre d'une magnitude de 5,5 sur l'échelle de Richter a secoué jeudi matin le nord du Pakistan cinq  jours après le séisme qui a dévasté le nord du pays et une partie du Cachemire, faisant offciellement 25 000 morts. Selon les sismologues pakistanais, la secousse tellurique a été enregistrée à 01H24 locale (20H24 GMT) à 200 km à l'est de la ville de Peshawar. Aucune victime ni dégât n'a été annoncé dans l'immédiat. Mais les médias locaux ont rapporté des scènes de panique et des habitants fuyant leurs domiciles, certains récitant des versets du Coran. 

Près de 400 répliques ont été enregistrées depuis la secousse initiale de samedi d'une magnitude de 7,6 sur l'échelle de Richter. Chaque réplique poursuit notamment la déstabilisation des terrains affectés par le premier tremblement de terre, accroissant chutes de pierres, éboulements et glissements de terrain, et fragilise encore les habitations.  

Les survivants démunis à l'approche de l'hiver

L'espoir de retrouver des survivants du séisme s'amenuise de jour en jour au Pakistan tandis que l'armée commence à déblayer les gravats et restaurer les accès aux centaines de villages de montagne toujours isolés où l'aide parvient au compte-gouttes. Un nouveau bilan officiel au Pakistan s'établit à 25.000 morts et plus de 63.000 blessés tandis que plus de 2,5 millions de rescapés restent démunis à l'approche de l'hiver. Au Cachemire indien, 1.329 personnes sont mortes et 5.000 autres blessées, selon un porte-parole de la police indienne.

Le coordinateur de l'aide humanitaire d'urgence des Nations unies, Jan Egeland, arrivé jeudi au Pakistan pour évaluer les dégâts, a qualifié de "désespérée" la situation dans le nord du pays alors qu'il est encore difficile d'atteindre des survivants au delà des principales localités. Au Cachemire sous administration pakistanaise, les autorités tentaient toujours d'atteindre les milliers d'habitants des hameaux d'altitude où de nombreux morts sont redoutés. L'armée a utilisé de la dynamite pour ouvrir une voie d'accès entre Muzaffarabad, la capitale du Cachemire pakistanais proche de l'épicentre du séisme aux trois quarts détruite, et des villages reculés de la vallée de Neelum. Dans la partie indienne du Cachemire, les autorités s'inquiètent également du sort de dizaines de milliers de villageois disséminés sur les contreforts himalayens, aujourd'hui coupés du monde et démunis pour affronter l'hiver approchant.

le 13 octobre 2005 à 08:13
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