
Observateurs inquiets ou donneurs de leçon, public, experts et médias américains suivent de près les violences enflammant la banlieue parisienne depuis plus d'une semaine, les attribuant clairement à une minorité musulmane en mal d'intégration. "C'est le Katrina des désastres sociaux, ils auraient dû le voir venir", a lancé vendredi Greg Palkot, correspondant à Paris de la chaîne de télévision américaine Fox (conservatrice) en comparant cette crise à l'incompétence de l'administration américaine face au cyclone qui a dévasté La Nouvelle-Orléans (Louisiane) à la fin août. Les principales chaînes de télévision montrent depuis 24 heures des images des heurts nocturnes entre policiers et manifestants et des voitures incendiées. Un commentateur de CNN a lui aussi évoqué en direct des risques de "guerre civile", une possible instauration d'un "couvre-feu" et l'"envoi de troupes", un envoyé spécial de la même chaîne soulignant "le climat de peur" régnant dans les banlieues. Le journal à sensation New York Post est allé jusqu'à publier la tribune libre d'un commentateur franco-iranien indiquant sous le titre "Pourquoi Paris brûle-t-il" que les banlieues d'Ile-de-France "ont été plongées dans une version européenne de l'Intifada qui semble incontrôlable".
Sur le plan intérieur français, les observateurs américains s'entendent à souligner l'échec de l'intégration des populations immigrées. Dans un éditorial titré "A Paris, parler fort ne suffit pas", le New York Times (centre-gauche) note que ceux qui "brûlent les voitures et lancent des pierres sur la police sont les fils d'immigrés arabes et africains, la plupart musulmans, qui n'ont jamais été intégrés à la société française". "La France s'accroche à son approche de l'immigration qui est de déclarer qu'une fois qu'on est en France, tout le monde est Français, et à égalité. Mais la vérité, c'est que tout le monde n'est pas français, n'est pas à égalité, particulièrement à une époque d'immigration accrue", écrit le quotidien new-yorkais. En une, le Washington Times (ultra-conservateur) publie une photo de pompiers tentant d'éteindre un incendie titrée "Paris en flammes" et accompagnée d'un article décrivant "la rage des émeutes raciales", le Wall Street Journal (conservateur) estimant pour sa part que "les émeutes des jeunes ont transformé la banlieue de Paris en zone de guerre".
Le département d'Etat s'est abstenu vendredi de commenter les émeutes. Mais l'ambassade des Etats-Unis à Paris a recommandé aux Américains d'éviter les zones à risque.
Chers lecteurs, depuis le début des violences en banlieue, vous êtes excessivement nombreux à réagir sur notre site infos. Nous vous en remercions. Mais compte tenu du nombre de réactions envoyées, il est devenu impossible de les publier en conciliant nos objectifs de rigueur, d'objectivité et de réactivité. Nous sommes donc contraints de suspendre momentanément la publication des avis sur ce sujet. Nous vous remercions de votre compréhension et de votre fidélité.
Retour MYTF1
Chargement en cours...




