© afpLe président algérien a été admis, à Paris, à l'hôpital du Val-de-Grâce, a-t-on appris dimanche. Un communiqué de la présidence de la République algérienne indiquait samedi soir que "suite à des troubles au niveau de l'appareil digestif, Son Excellence, Abdelaziz Bouteflika, Président de la République, a subi ce samedi un contrôle médical à l'hôpital Ain Naadja à Alger. Sur indication des médecins qui l'ont examiné, le Chef de l'Etat s'est déplacé ce (même) jour à Paris pour subir un bilan médical plus approfondi". "Les médecins de l'hôpital de Ain Naadja qui ont examiné le Chef de l'Etat indiquent que la situation clinique du Président de la République n'est pas source d'inquiétude", ajoute le communiqué.
Les autorités algériennes ont toutefois prévenu que M. Bouteflika ne pourrait pas assister au sommet euroméditerranéen de Barcelone, qui se déroule jusqu'à lundi entre l'UE et ses dix partenaires méditerranéens (Algérie, Egypte, Israël, Jordanie, Liban, Maroc, Autorité palestinienne, Syrie, Tunisie, Turquie) pour relancer le partenariat euroméditerranéen. En marge de ce sommet, M. Bouteflika devait s'entretenir avec son homologue français Jacques Chirac.
A Paris, le ministère des Affaires étrangères a confirmé l'accueil en France du président algérien pour des raisons médicales. C'est dans ce même hôpital du Val-de-Grâce, situé au sud du Quartier latin, siège du service de santé des armées, que le président Jacques Chirac avait été admis le 2 septembre après un accident vasculaire cérébral. C'est aussi là que Jean-Pierre Raffarin, alors Premier ministre, avait subi en mai une ablation de la vésicule biliaire. De nombreuses autres personnalités ont été soignées dans cet établissement qui fait partie des neuf hôpitaux d'instruction des armées françaises et dispose d'unités de soins spécialisées en chirurgie urologique et viscérale, gastro-entérologie, néphrologie et maladies cardiovasculaires.
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