© INTERNEEnviron deux cents partisans des Frères musulmans ont été arrêtés samedi et dimanche en Egypte avant le début de la seconde phase des législatives. Ces interpellations interviennent alors que la confrérie islamiste, interdite mais tolérée, s'est imposée comme la principale force d'opposition au régime, après sa percée historique lors la première phase.
"Cela prouve la volonté du Parti National Démocrate (PND - au pouvoir) à interférer dans les élections", a affirmé le porte-parole des Frères musulmans, Essam al-Eryane, "mais nous insistons pour que le scrutin se poursuive".
Objectif : 65 sièges
Si le PND, qui dominait à 80% l'Assemblée sortante, a gagné 112 sièges sur 164 en jeu lors de la première des trois phases du scrutin, les Frères musulmans ont doublé leur score, avec déjà 34 sièges, un record historique. La confrérie, le plus ancien mouvement islamiste du monde arabe, dont le guide spirituel est Mehdi Akef, vise encore au moins une trentaine de sièges pour conforter sa place de première force d'opposition. Surtout, si les Frères musulmans obtiennent au moins 65 députés, eux seuls pourront présenter un candidat d'opposition à la future présidentielle, en 2011, selon un amendement constitutionnel très controversé adopté au printemps.
Conséquence : une forte tension règne dans le pays, notamment à Alexandrie, où l'influence des Frères musulmans est forte. Des partisans armés du PND se sont ainsi postés devant les bureaux de vote (voir encadré ci-desous).
Un candidat poignardé, un employé tué |
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