
La Commission européenne a regretté mercredi que le rythme des réformes en Turquie se soit "ralenti en 2005", appelant Ankara à faire des "efforts supplémentaires considérables" pour appliquer les normes de l'UE, notamment en matière de droits de l'Homme. "Si les violations des droits de l'Homme sont en baisse, elles se poursuivent et il est urgent de mettre en œuvre la législation déjà en vigueur et dans certains domaines de prendre d'autres initiatives législatives". En effet, des rapports font toujours état de pratiques de tortures et “ il est nécessaire de redoubler d'efforts pour que les auteurs de ces crimes ne restent pas impunis", a souligné la Commission européenne dans son rapport annuel sur les progrès réalisés par Ankara sur la voie de l'adhésion à l'Union européenne
Le commissaire européen à l'Elargissement Olli Rehn a de son côté présenté lors d'une conférence de presse une feuille de route des réformes à mettre en oeuvre "à court terme" par Ankara, notamment la lutte contre la torture et les mauvais traitements. Bruxelles a également critiqué les problèmes des minorités religieuses non musulmanes.
D'autre part, la Commission européenne a estimé que la Turquie pouvait être considérée comme une "économie de marché viable", sous certaines conditions : qu'elle maintienne le cap de sa récente stabilisation et de ses réalisations en matière de réforme". “L'économie de marché viable" est un des critères de Copenhague, qui datent de la présidence danoise en 1993, et qui définissent les principes de base pour une adhésion à l'UE : démocratie stable, respecter l'Etat de droit, les droits de l'Homme et les minorités, adhérer à l'économie de marché.
La Turquie a officiellement commencé le 3 octobre avec l'UE des négociations d'au moins dix ans, dont l'objectif est l'adhésion, mais sans garantie. Pour soutenir Ankara dans ce processus d'adhésion, la Commission a prévu une enveloppe de 300 millions d'euros pour 2005 et 600 millions pour 2006.
Retour MYTF1
Chargement en cours...




