
Dans une allocution solennelle à la Nation, la première du bureau Ovale de la Maison Blanche depuis l'annonce de l'invasion de l'Irak en mars 2003, George Bush a évoqué dimanche la possibilité d'une réduction graduelle des troupes en Irak, sans pour autant donner un "calendrier artificiel". Malgré la mort de 2156 soldats américains depuis mars 2003, les G.I.'s resteront en Irak jusqu'à ce que la "victoire" soit acquise, a aussitôt assuré le président américain. "Non seulement nous pouvons gagner la guerre en Irak, mais nous sommes en train de gagner la guerre en Irak", a-til déclaré.
Certains affirment "que la guerre est perdue, et qu'elle ne vaut pas qu'on dépense un centime de plus ni qu'on y consacre un jour supplémentaire", a observé George Bush. "Je ne crois pas cela", a-t-il répondu. "Le défaitisme peut avoir des visées partisanes, mais il n'est pas justifié par les faits", a ajouté le président. Le chef d'Etat américain a invoqué les nécessités du combat contre le terrorisme pour appeler ses compatriotes, de plus en plus impatients de voir les rentrer les 160.000 soldats déployés en Irak, à "montrer de la patience dans cette cause difficile, noble et nécessaire". "Nous avons davantage d'épreuves et de sacrifices devant nous", a-t-il reconnu.
"Un acte de déshonneur"
"Je sais que certaines de mes décisions ont conduit à des pertes terribles (...) je sais que cette guerre est controversée", a-t-il dit. La tâche est "plus difficile que nous ne le prévoyions", a-t-il admis. Il a reconnu qu'une grande partie des renseignements sur l'arsenal non-conventionnel de Saddam Hussein "se sont révélés faux". Il a reconnu que les législatives de jeudi en Irak "ne signifiaient pas la fin de la violence" mais a estimé qu'elles marquaient "le début de quelque chose de nouveau: "une démocratie constitutionnelle au coeur du Moyen-Orient".
Il a de nouveau mis en exergue la nécessité d'avoir, avec l'Irak, un allié sûr contre le terrorisme et un modèle démocratique "dans une région vitale". Avec un "départ précipité", "nous remettrions l'Irak entre les mains des ennemis qui ont juré de nous attaquer, cela enhardirait le mouvement terroriste global et le rendrait plus dangereux que jamais auparavant", a-t-il fait valoir. "Se retirer avant la victoire serait un acte d'imprudence et de déshonneur, et je ne le permettrai pas", a-t-il conlcu.
D'après AFP
(Image LCI : George Bush, lors de son allocution)
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