
Après le net durcissement marqué par l'intervention de la justice dans le conflit social qui paralyse les transports new-yorkais, la situation est enfin à l'embellie. Et les habitants devraient pouvoir retrouver bientôt leurs bus et leurs métros. Le syndicat des grévistes, le TWU (syndicat des travailleurs des transports) a voté jeudi la reprise du travail et accepté de reprendre les négociations avec la direction.
Cette grève des transports, la première à New York depuis 25 ans, avait commencé mardi, après que les négociations salariales, qui interviennent tous les trois ans entre la MTA et le syndicat, eurent achoppé sur la question du relèvement de l'âge de la retraite. Une lueur d'espoir est toutefois apparue jeudi avec une réunion très tôt le matin des dirigeants du TWU et de l'Autorité des transports métropolitains (MTA). Alors même que les positions semblaient irréconciliables, entre un patronat souhaitant l'arrêt de la grève avant toute reprise des discussions et les grévistes réclamant un geste sur les retraites comme condition de retour au travail, ils sont entrés sans faire de commentaires dans l'hôtel Grand Hyatt de Manhattan, cadre des négociations salariales jusqu'à la rupture des pourparlers lundi soir.
Vers un dialogue plus serein
Sur le fond des divergences entre syndicat et patronat, "un accord reste encore hors d'atteinte pour l'instant. Mais il est clair que les deux parties ont un désir sincère de résoudre leur différend", a estimé l'un des médiateurs mobilisés pour résoudre la crise. L'annonce de la fin de la grève, si elle ne résout pas le conflit social, va permettre en effet une reprise du dialogue dans des conditions plus sereines, alors que la ville entière était paralysée depuis mardi par de gigantesques bouchons et les rues envahies de marcheurs malgré eux.
Syndicat et direction des transports de New York ne s'étaient en effet plus rencontrés depuis le lancement de la grève des bus et métros, et les meneurs du mouvement se sont même retrouvés convoqués par la justice, la municipalité ayant introduit un recours contre les grévistes en vertu de la loi rendant illégale toute grève du secteur public. Jeudi, les trois dirigeants du TWU devaient donc se présenter devant le juge en fin de matinée. Ils encourent une peine de prison pour refus de mettre un terme au mouvement. "Emprisonnez-les!" réclamait le tabloïd conservateur New York Post.
Photo d'ouverture : New York à l'heure de la grève des transports - DR
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